Cantique des Quantiques (Dago Laborel)

Cantique des Quantiques
Sortirons nous jamais de notre carapace ?
Briserons nous un jour la coquille de l’œuf ?
Nous voilà nus, tremblants, sur le bord de l'espace
Nos dieux nous ont quittés et notre cœur est veuf.
Infantiles rêveurs d'impossibles voyages
L'infini devant nous à l'infini s'étend
Nous sommes désarmés, malgré notre courage,
Infiniment petits dans l' infiniment grand.
Au fond des Univers existe-t-il des mondes
Où d'autres voyageurs partagent nos émois,
Voguent sous d'autres cieux, parlent sur d'autres ondes
Révèrent d'autres dieux, observent d'autres lois ?
Sont ils contemporains mais perdus dans l'immense
Ou séparés de nous par les déserts du Temps
Et si nous essayons de franchir ces distances
Pourront ils sans périr nous attendre longtemps ?
Non, nous n'en savons rien, aux yeux de la science
L'Univers apparaît de plus en plus lointain
L'espace ni le temps n'ont plus de consistance
Dans l'approximatif l'esprit se perd en vain.
Plus notre œil porte loin, plus rude est la bataille
Plus le néant fleurit et l'inconnu s'accroît
De questions par milliers, nul esprit n'est de taille
A résoudre tant de problèmes à la fois.
L'alpha et l'oméga suffisaient à nos pères
Pour décrire en deux mots toute l'immensité
Maintenant nul ne peut, par calcul ou prière
Prendre en compte le Tout dans sa totalité !
Alors que reste- t- il et que devons nous faire ?
Nous ne pouvons bien sûr pas cesser de chercher
De nouveaux infinis, de nouvelles frontières,
Mais surtout, oh surtout! Il nous faut les chanter !
Dago Laborel
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
Sortirons nous jamais de notre carapace ?
Briserons nous un jour la coquille de l’œuf ?
Nous voilà nus, tremblants, sur le bord de l'espace
Nos dieux nous ont quittés et notre cœur est veuf.
Infantiles rêveurs d'impossibles voyages
L'infini devant nous à l'infini s'étend
Nous sommes désarmés, malgré notre courage,
Infiniment petits dans l' infiniment grand.
Au fond des Univers existe-t-il des mondes
Où d'autres voyageurs partagent nos émois,
Voguent sous d'autres cieux, parlent sur d'autres ondes
Révèrent d'autres dieux, observent d'autres lois ?
Sont ils contemporains mais perdus dans l'immense
Ou séparés de nous par les déserts du Temps
Et si nous essayons de franchir ces distances
Pourront ils sans périr nous attendre longtemps ?
Non, nous n'en savons rien, aux yeux de la science
L'Univers apparaît de plus en plus lointain
L'espace ni le temps n'ont plus de consistance
Dans l'approximatif l'esprit se perd en vain.
Plus notre œil porte loin, plus rude est la bataille
Plus le néant fleurit et l'inconnu s'accroît
De questions par milliers, nul esprit n'est de taille
A résoudre tant de problèmes à la fois.
L'alpha et l'oméga suffisaient à nos pères
Pour décrire en deux mots toute l'immensité
Maintenant nul ne peut, par calcul ou prière
Prendre en compte le Tout dans sa totalité !
Alors que reste- t- il et que devons nous faire ?
Nous ne pouvons bien sûr pas cesser de chercher
De nouveaux infinis, de nouvelles frontières,
Mais surtout, oh surtout! Il nous faut les chanter !
Dago Laborel
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
6 commentaires
Ivy · le mercredi 8 juin 2016 à 14:21
domidom · le mercredi 8 juin 2016 à 16:49
Je me souviendrai toujours de lui comme d'un grand homme.
Merci Collectif...
Domie...
DITESMOI · le mercredi 8 juin 2016 à 22:28
Pour moi il reste grand l'interrogation est bonne et les mots sont justes;il répond à certaines de mes questions.
Dago ,Alto ils nous manquent tout de même.
rivaudais · le jeudi 9 juin 2016 à 00:06
Ivy · le jeudi 9 juin 2016 à 10:00
Dago aurait aurait sans doute sursauté
devant ces fautes ou 'ses fautes', puisque Collectif posté le texte original. Mais la plus grande importance, n'est-elle pas le fond ?
Amicalement
Collectif · le jeudi 9 juin 2016 à 10:32
Fautes corrigées
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