La rue Mouffetard (Nadine)

La rue Mouffetard (dite la Mouffe)
A mes pas cadencés, qui rythment le pavé,
S’ajoutent brouhaha, clapotis d’une bruine.
C’est une heure de pointe où la vision taquine
Le passant empressé des trottoirs délavés.
Il me plait de marcher, de mirer ma trombine
Devant la devanture au clinquant tapageur
Que m’offre le plaisir de mon « lèche-vitrine »,
En hôte clandestin, solitaire marcheur.
Tapage des vendeurs à l’étal, la sauvette,
Discoureurs avertis à l’affût d’un client…
L’averse fait s’enfuir le marchand de lunettes
Qui attendra serein un jour plus souriant.
Mes pas, ce frais matin, m’ont conduit jusqu’à toi.
Que j’aime t’arpenter, dans un sens puis dans l’autre,
Epiant les couleurs et un « je-ne-sais-quoi »
Qui te rendent unique où mon regard se vautre.
Ton aspect convivial a de quoi bien surprendre
Après avoir quitté la Place des Grands Hommes,
Toi qui fus autrefois, il est bon de l’apprendre,
Voie romaine liant notre Lutèce à Rome…
*Cette rue, l'une des plus anciennes de Paris, était à l'origine un chemin gaulois puis une voie romaine reliant Lutèce à Rome par Sens et Lyon. Vers 1868, elle fut tronquée par le percement de l'avenue des Gobelins…
Les maisons qui la bordent, bien qu'ayant subi des modifications au cours du temps, ont conservé leurs fondations d'origine et leur aspect médiéval.
Nadine
http://www.mespoemes.net/nanou
A mes pas cadencés, qui rythment le pavé,
S’ajoutent brouhaha, clapotis d’une bruine.
C’est une heure de pointe où la vision taquine
Le passant empressé des trottoirs délavés.
Il me plait de marcher, de mirer ma trombine
Devant la devanture au clinquant tapageur
Que m’offre le plaisir de mon « lèche-vitrine »,
En hôte clandestin, solitaire marcheur.
Tapage des vendeurs à l’étal, la sauvette,
Discoureurs avertis à l’affût d’un client…
L’averse fait s’enfuir le marchand de lunettes
Qui attendra serein un jour plus souriant.
Mes pas, ce frais matin, m’ont conduit jusqu’à toi.
Que j’aime t’arpenter, dans un sens puis dans l’autre,
Epiant les couleurs et un « je-ne-sais-quoi »
Qui te rendent unique où mon regard se vautre.
Ton aspect convivial a de quoi bien surprendre
Après avoir quitté la Place des Grands Hommes,
Toi qui fus autrefois, il est bon de l’apprendre,
Voie romaine liant notre Lutèce à Rome…
*Cette rue, l'une des plus anciennes de Paris, était à l'origine un chemin gaulois puis une voie romaine reliant Lutèce à Rome par Sens et Lyon. Vers 1868, elle fut tronquée par le percement de l'avenue des Gobelins…
Les maisons qui la bordent, bien qu'ayant subi des modifications au cours du temps, ont conservé leurs fondations d'origine et leur aspect médiéval.
Nadine
http://www.mespoemes.net/nanou
3 commentaires
alto · le vendredi 17 décembre 2010 à 10:38
rimes(appariement et alternance )(visi-on...)
http://www.mespoemes.net/alto
domidom · le vendredi 17 décembre 2010 à 11:23
Beau poème bien imagé.
Au plaisir de te lire,
A bientôt/
foliedouce · le lundi 3 janvier 2011 à 23:24
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