Durée de l'instant (Dago Laborel)

Durée de l'instant
La phrase qu'on écrit, la touche que l'on frappe
Le battement de coeur d'un oiseau dans son nid
Une étoile qui nait dans dans l'espace infini
A peine sont ils là, le passé les rattrape.
L'immensité du temps à jamais nous échappe
Trois petits tours, voilà le destin accompli
Quelques gouttes de sang et le vase est rempli
La vie s'est envolée et nul ne la rattrape.
Chaque vers que j'écris, chaque chant, chaque mot
Volent au loin et disparaissent aussitôt
Et pourtant chaque instant que le destin m'apporte
Est pour moi un espace immense et coloré
Et, comme un limaçon sur une feuille morte,
Je crois avoir l'éternité pour l'explorer.
Dago Laborel
La phrase qu'on écrit, la touche que l'on frappe
Le battement de coeur d'un oiseau dans son nid
Une étoile qui nait dans dans l'espace infini
A peine sont ils là, le passé les rattrape.
L'immensité du temps à jamais nous échappe
Trois petits tours, voilà le destin accompli
Quelques gouttes de sang et le vase est rempli
La vie s'est envolée et nul ne la rattrape.
Chaque vers que j'écris, chaque chant, chaque mot
Volent au loin et disparaissent aussitôt
Et pourtant chaque instant que le destin m'apporte
Est pour moi un espace immense et coloré
Et, comme un limaçon sur une feuille morte,
Je crois avoir l'éternité pour l'explorer.
Dago Laborel
2 commentaires
erehwon · le mardi 30 août 2011 à 06:17
http://www.mespoemes.net/erehwon
Très forte et belle expression poétique de l'instant, fugitif et
insaisissable.
Le titre est magnifique dans son paradoxe et le dernier vers exprime avec humilité la "déraison" de la vanité humaine.
En mots simples et images qui les animent, la spirale de la vie tourne
librement et infiniment.
Merci de cette sagesse partagée.
Soleil amical.
domidom · le mardi 30 août 2011 à 11:32
Encore merci pour cette magnifique poésie...
Que Dieu te garde mon cher Dago, nous ne t'oublierons pas...
Domie...
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