Il était une fois ... moi (Patchouly)
e suis la larme sur les joues
De ceux qui souffrent et gémissent.
Je suis le triomphe un peu fou
Le trophée qu'on dédie à l'actrice.
Je suis la fleur qu'on piétine
Sans y prendre garde
Celle que personne ne regarde
Je suis la putain libertine
Que l'on culbute pour le plaisir
Tandis que sonnent les matines
Pour consumer le feu du désir.
Je suis l'oiseau tombé du nid
La plume du poète éperdu
Dont la muse s'est enfuie.
Je suis sans collier, chien perdu.
Je suis la lame qu'on aiguise
Quand la haine se fait insolence
Qu'on a perdu la maîtrise
Et qu'on cède à la violence.
Je suis ce cri lancé trop tôt
Dont la montagne refuse l'écho.
Je suis le sang de la plaie
L'infâme cicatrice pourtant invisible
Dont mon c½ur s'est fait la cible
Puisque le beau devient laid
Je suis feuille au gré du vent
Souvenir des années qui passent
Le fugitif acculé dans l'impasse
Et l'esclave inutile qu'on revend
Je suis malaise
Je suis moiteur
Sueur froid et peur
Je suis glaise
Aux mains d'un potier fou
Qui fait de ma vie un rendez-vous
Sans cesse repoussé
Finalement oublié.
Je suis moi
Il était une fois.
Patchouly
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=patchouly
De ceux qui souffrent et gémissent.
Je suis le triomphe un peu fou
Le trophée qu'on dédie à l'actrice.
Je suis la fleur qu'on piétine
Sans y prendre garde
Celle que personne ne regarde
Je suis la putain libertine
Que l'on culbute pour le plaisir
Tandis que sonnent les matines
Pour consumer le feu du désir.
Je suis l'oiseau tombé du nid
La plume du poète éperdu
Dont la muse s'est enfuie.
Je suis sans collier, chien perdu.
Je suis la lame qu'on aiguise
Quand la haine se fait insolence
Qu'on a perdu la maîtrise
Et qu'on cède à la violence.
Je suis ce cri lancé trop tôt
Dont la montagne refuse l'écho.
Je suis le sang de la plaie
L'infâme cicatrice pourtant invisible
Dont mon c½ur s'est fait la cible
Puisque le beau devient laid
Je suis feuille au gré du vent
Souvenir des années qui passent
Le fugitif acculé dans l'impasse
Et l'esclave inutile qu'on revend
Je suis malaise
Je suis moiteur
Sueur froid et peur
Je suis glaise
Aux mains d'un potier fou
Qui fait de ma vie un rendez-vous
Sans cesse repoussé
Finalement oublié.
Je suis moi
Il était une fois.
Patchouly
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=patchouly
1 commentaire
rivaudais · le samedi 24 septembre 2011 à 00:06
http://www.mespoemes.net/rivaudais. J'ai l'impression -je peux me tromper- que celle-ci a jailli, comme un flot sauvage et libéré, une parole urgente à dire, une force trop logtemps contenue ou au contraire une révolte soudaine et pressée. Une poésie livrée telle quelle, à l'état sinon brut du moins non trafiqué donc non trahi. Beaucoup de force en effet dans ce texte, beaucoup de poésie aussi. Pour ma part (ai-je le droit de me permettre cette critique -tout à fait bienveillante et tolérante-?) j'aurais apprécié qu'il soit plus travaillé. A l'inverse de beaucoup, dont je comprends et respecte le raisonnement, j'estime que reprendre, corriger, améliorer son texte, ce n'est pas le trahir. Au contraire, c'est le servir, le présenter mieux pour le mettre en valeur. La perfection n'existant pas, on trouve toujours quelque chose à améliorer pour tenter de se rapprocher de cet idéal auquel chacun tient. D'autant plus en poésie.
a condition bien sûr de ne pas le dénaturer
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