Loi anti-fumeurs (SMR)

Loi anti-fumeurs.
Couverts d’opprobre, intimidés
Sur le trottoir luisant de pluie,
Les amateurs de tabac gris
Le rouge de la honte au front
Se groupent près des cendriers
Pour y assouvir leur passion :
Griller avec mélancolie
Le blanc cylindre d’infamie.
Apparemment indifférents
Autour les passants vont et viennent
Certains s’arrêtent et les plaignent
Grognant - c’est dictat de tyran
Il n’y a rien de plus obscène
Que ces piteux rassemblements
De braves et honnêtes gens
Livrés en pâture aux passants.
Pays des droits de l’homme ô France
Qu’écrirait de toi l’exilé
Sur son rocher de Guernesey,
Qu’écrirait-il en te voyant
T’avancer à pas de géant
Vers la bouche d’intolérance ?
O France pays des bannis
Serais-tu donc à l’agonie !
Oh, sans ouvrir la plaidoirie
Pour défendre la cibiche ici
Qui nous dit-on pollue les gens
N’est-il pas de pires forbans ?
Cancers ! Hypertension ! Ulcères !
Sont fausses notes aux concerts
Des industriels forniquant
Pour gagner toujours plus d’argent.
Alors assez d’hypocrisie,
Assez de mensonges fleuris,
Il est d’autres maux à combattre
D’autres coupables à abattre :
Mettons des radars de santé
Aux rayons des hyper marchés.
Cela me semble plus urgent
Que jeter dans la rue les gens.
SMR
Couverts d’opprobre, intimidés
Sur le trottoir luisant de pluie,
Les amateurs de tabac gris
Le rouge de la honte au front
Se groupent près des cendriers
Pour y assouvir leur passion :
Griller avec mélancolie
Le blanc cylindre d’infamie.
Apparemment indifférents
Autour les passants vont et viennent
Certains s’arrêtent et les plaignent
Grognant - c’est dictat de tyran
Il n’y a rien de plus obscène
Que ces piteux rassemblements
De braves et honnêtes gens
Livrés en pâture aux passants.
Pays des droits de l’homme ô France
Qu’écrirait de toi l’exilé
Sur son rocher de Guernesey,
Qu’écrirait-il en te voyant
T’avancer à pas de géant
Vers la bouche d’intolérance ?
O France pays des bannis
Serais-tu donc à l’agonie !
Oh, sans ouvrir la plaidoirie
Pour défendre la cibiche ici
Qui nous dit-on pollue les gens
N’est-il pas de pires forbans ?
Cancers ! Hypertension ! Ulcères !
Sont fausses notes aux concerts
Des industriels forniquant
Pour gagner toujours plus d’argent.
Alors assez d’hypocrisie,
Assez de mensonges fleuris,
Il est d’autres maux à combattre
D’autres coupables à abattre :
Mettons des radars de santé
Aux rayons des hyper marchés.
Cela me semble plus urgent
Que jeter dans la rue les gens.
SMR
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