Je pleure au temps présent (Armand Espartero)
Je pleure comme les hommes
qui portent à bout de bras,
les besoins économes
oubliés sous les draps
de ces lits où se meurent
le vice et la vertu...
Ces couches où l'honneur
est une route pentue.
Mes regrets se prélassent
en un vulgaire satin
cachant, du temps qui passe,
les rides de ces matins
que femmes, sans passion
offrent à mon cœur fardé,
que filles des nations
viennent encor brocarder.
J'ai des larmes fugaces,
des pleurs en clapotis...
De minuscules traces,
des gouttes en dents de scie...
Les absents hantent les songes
de mes sommeils factices,
faisant de leurs mensonges
de béantes cicatrices.
Les présents butent encor
sur mes terres en jachère
où couchent tous ces corps
que ma folie enterre.
Pleurer avec ces maux
que pétrissent nos âmes;
délier le vrai du faux,
la putain, de la dame...
J'aime, dans le petit jour,
à l'approche du déclin,
le parfum d'un sein lourd
tapissant mon chagrin !
Armand Espartero
qui portent à bout de bras,
les besoins économes
oubliés sous les draps
de ces lits où se meurent
le vice et la vertu...
Ces couches où l'honneur
est une route pentue.
Mes regrets se prélassent
en un vulgaire satin
cachant, du temps qui passe,
les rides de ces matins
que femmes, sans passion
offrent à mon cœur fardé,
que filles des nations
viennent encor brocarder.
J'ai des larmes fugaces,
des pleurs en clapotis...
De minuscules traces,
des gouttes en dents de scie...
Les absents hantent les songes
de mes sommeils factices,
faisant de leurs mensonges
de béantes cicatrices.
Les présents butent encor
sur mes terres en jachère
où couchent tous ces corps
que ma folie enterre.
Pleurer avec ces maux
que pétrissent nos âmes;
délier le vrai du faux,
la putain, de la dame...
J'aime, dans le petit jour,
à l'approche du déclin,
le parfum d'un sein lourd
tapissant mon chagrin !
Armand Espartero
1 commentaire
didou · le mardi 24 avril 2012 à 06:34
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