Le berger (Claude)
Le berger
Dés qu'il a rassemblé ses moutons et ses chêvres
Prés de la capitelle ou il va s'abriter
Le berger se distrait un pipeau à ses lèvres
Et un air bucolique descend vers la vallée.
Le jour éteint déja sa lampe radieuse
Les bêtes se résignent à rester dans le pré
Le vieux chien les surveille et les plus capricieuses
En quelques jappements sont vite regroupées.
Le ciel n'est plus qu'un champ aux odeurs de lavande
Il commence à mûrir des étoîles semées
C'est l'heure ou la forêt convoitise la lande
Ou les yeux du hibou chassent l'obscurité.
Le vent se fait l'écho de pensées transhumantes
Pétries sur les chemins tamisés de poussière
La lune se dévoile et sa forme latente
Oblige le berger à fermer ses paupières.
Assis auprés du feu il fait danser les ombres
En ravivant les braises au flûtiau endiablé.
Celui qui le verrrait jouer dans la pénombre
Penserait qu'une femme a du l'ensorceller.
Bientôt le paysage va perdre ses repères
Devant ces milliers d'astres qui vont tomber des nues
Pendant que le soleil embrasera la terre
Pour rougir les collines jusqu'à perte de vue.
Demain émergeront les étendues de brume
Les cimes des montagnes à nouveau blanchiront
L'aurore renaîtra des braises qui s'allument
La garrigue prendra son aspect vagabond.
Avant de repartir en empruntant les drailles
Sur les pas de Giono en pays Luberon
Il rêvera assis sur un pan de muraille
Les dentelles des Alpes pour ligne d'horizon.
En attendant il dort dans son manteau de laine
Blotti dans ce silence dont il s'est imprégné
En bas quelques lumières palpitent dans la plaine
Mais il n'a rien à craindre car la nuit fait le guet.
Claude
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=vertflo
Dés qu'il a rassemblé ses moutons et ses chêvres
Prés de la capitelle ou il va s'abriter
Le berger se distrait un pipeau à ses lèvres
Et un air bucolique descend vers la vallée.
Le jour éteint déja sa lampe radieuse
Les bêtes se résignent à rester dans le pré
Le vieux chien les surveille et les plus capricieuses
En quelques jappements sont vite regroupées.
Le ciel n'est plus qu'un champ aux odeurs de lavande
Il commence à mûrir des étoîles semées
C'est l'heure ou la forêt convoitise la lande
Ou les yeux du hibou chassent l'obscurité.
Le vent se fait l'écho de pensées transhumantes
Pétries sur les chemins tamisés de poussière
La lune se dévoile et sa forme latente
Oblige le berger à fermer ses paupières.
Assis auprés du feu il fait danser les ombres
En ravivant les braises au flûtiau endiablé.
Celui qui le verrrait jouer dans la pénombre
Penserait qu'une femme a du l'ensorceller.
Bientôt le paysage va perdre ses repères
Devant ces milliers d'astres qui vont tomber des nues
Pendant que le soleil embrasera la terre
Pour rougir les collines jusqu'à perte de vue.
Demain émergeront les étendues de brume
Les cimes des montagnes à nouveau blanchiront
L'aurore renaîtra des braises qui s'allument
La garrigue prendra son aspect vagabond.
Avant de repartir en empruntant les drailles
Sur les pas de Giono en pays Luberon
Il rêvera assis sur un pan de muraille
Les dentelles des Alpes pour ligne d'horizon.
En attendant il dort dans son manteau de laine
Blotti dans ce silence dont il s'est imprégné
En bas quelques lumières palpitent dans la plaine
Mais il n'a rien à craindre car la nuit fait le guet.
Claude
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=vertflo
1 commentaire
pich24 · le samedi 7 juillet 2012 à 14:26
Le ton, le registre, et le style en phrases courtes, sans afféterie, participent au climat que l'auteur cherche à donner.
Rien de transcendant, mais justement.
Tout est dans cet équilibre.
Merveilleux vers final.
http://www.mespoemes.net/pich24
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