Tempus defuit

Tempus defuit
De ce vague regret de la vague qui porte
Le salin de l’amour jusqu’au cœur des nuées,
Puis qui laisse au reflux le secret d’une larme ;
De ce vague regret qui ronge encor mon âme ;
De ce vague regret je ne parlerai pas.
De ce pas qui s’éloigne et qui manque à mon pas,
Qui fut son seul écho dans ces sombres années ;
Que je pensais à tort à mon ombre enchaîné ;
De ce pas qui courait me sauver du trépas,
De ce pas qui s’enfuit, je ne parlerai pas.
Je dirai seulement l’ivresse épanouie,
Le partage insensé de rêves d’infini,
L’illusoire passion de nos mots enlacés
Et les ors d’un poème à l’aurore embrasée.
Le désert fécondé par une pluie – mirage,
L’oasis inventée sur nos sables d’hier,
Avant que vienne hélas ! Le temps de nos orages
Puis du silence amer profond comme la mer.
Et le temps a laissé, dans le torrent des jours,
Comme un débris de cœur sur le seuil d’une porte
A jamais refermée, condamnée pour toujours,
Et le temps a passé et passe notre amour.
Théo
Mars 2010
De ce vague regret de la vague qui porte
Le salin de l’amour jusqu’au cœur des nuées,
Puis qui laisse au reflux le secret d’une larme ;
De ce vague regret qui ronge encor mon âme ;
De ce vague regret je ne parlerai pas.
De ce pas qui s’éloigne et qui manque à mon pas,
Qui fut son seul écho dans ces sombres années ;
Que je pensais à tort à mon ombre enchaîné ;
De ce pas qui courait me sauver du trépas,
De ce pas qui s’enfuit, je ne parlerai pas.
Je dirai seulement l’ivresse épanouie,
Le partage insensé de rêves d’infini,
L’illusoire passion de nos mots enlacés
Et les ors d’un poème à l’aurore embrasée.
Le désert fécondé par une pluie – mirage,
L’oasis inventée sur nos sables d’hier,
Avant que vienne hélas ! Le temps de nos orages
Puis du silence amer profond comme la mer.
Et le temps a laissé, dans le torrent des jours,
Comme un débris de cœur sur le seuil d’une porte
A jamais refermée, condamnée pour toujours,
Et le temps a passé et passe notre amour.
Théo
Mars 2010
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
salus · le lundi 11 novembre 2013 à 19:09
Superbe ! (et je reste poli !)
J'aime cette ondulation de sons et de sens !
(Au fait, merci pour ton mot sur ton site, je te livre le truc : alme amer, c'est l’anagramme de Mallarmé, stricto sensu,
un "auguste point de repère" ...et mon frère s'appelle vraiment Stéphane !)
Salud,
Salus
theo · le lundi 11 novembre 2013 à 19:13
http://www.mespoemes.net/theo
Moun · le lundi 11 novembre 2013 à 20:39
Les passions sont belles à vivre mais, malheureusement, sont bien souvent destructrices, trop incroyables pour les transformer mais je crois qu'au fond, ce sont elles qui restent en mémoire, celles qui nous ont fait vivre comme jamais mais je ne peux m'empêcher de penser qu'elles nous laissent un goût de regret, certes, mais de grand gâchis. Ainsi va la vie, ainsi va l'amour.
bises
Théo · le mercredi 13 novembre 2013 à 07:38
Bises
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.