Île noire : La jetée

La jetée
Musique : http://www.fileupyours.com/files/37487/CHOPIN_NocturneC-Op27No1.mp3
J’avance sur la jetée des jours qui conduit au bord du monde. Les vagues cognent. La lumière baisse et sans doute le bout de la route est proche. Mon impatience d’arriver au bout grandit, à mesure que l’espoir s’éteint.
« Qu’as-tu fait de ta vie ? » Surgie des embruns, une voix …
Surpris, je reste silencieux.
« Qu’as-tu fait de ta vie ? » insiste la voix …
Je m’arrête … Je lève la tête vers un ciel … Non pas LE ciel, mais UN ciel…
« Que t’importe ma vie ? A quoi bon les questions ? Est-il temps de revivre ? Laisse-moi finir le chemin ! »
La voix se tait ; je repars sur la jetée glissante battue par les larmes de la mer.
Bientôt, l’horizon cessera de reculer et la mer enfin m’engloutira. Je cesserai de souffrir, je retrouverai le liquide amiotique de ma mère la Terre.
Ainsi parfois le jour veut affronter la nuit
Une voix s’arc-boute aux falaises de vie,
Un écho du silence qui se fait dans le cœur
Eclate comme révolte au milieu des moiteurs
Ainsi mourra l’amour à force de pleurer
Et le songe cruel qui faisait qu’on avance
Dépourvu de son masque tombera dans l’eau rance
De nos larmes posées sur nos tombes creusées.
Juin 2006
Musique : http://www.fileupyours.com/files/37487/CHOPIN_NocturneC-Op27No1.mp3
J’avance sur la jetée des jours qui conduit au bord du monde. Les vagues cognent. La lumière baisse et sans doute le bout de la route est proche. Mon impatience d’arriver au bout grandit, à mesure que l’espoir s’éteint.
« Qu’as-tu fait de ta vie ? » Surgie des embruns, une voix …
Surpris, je reste silencieux.
« Qu’as-tu fait de ta vie ? » insiste la voix …
Je m’arrête … Je lève la tête vers un ciel … Non pas LE ciel, mais UN ciel…
« Que t’importe ma vie ? A quoi bon les questions ? Est-il temps de revivre ? Laisse-moi finir le chemin ! »
La voix se tait ; je repars sur la jetée glissante battue par les larmes de la mer.
Bientôt, l’horizon cessera de reculer et la mer enfin m’engloutira. Je cesserai de souffrir, je retrouverai le liquide amiotique de ma mère la Terre.
Ainsi parfois le jour veut affronter la nuit
Une voix s’arc-boute aux falaises de vie,
Un écho du silence qui se fait dans le cœur
Eclate comme révolte au milieu des moiteurs
Ainsi mourra l’amour à force de pleurer
Et le songe cruel qui faisait qu’on avance
Dépourvu de son masque tombera dans l’eau rance
De nos larmes posées sur nos tombes creusées.
Juin 2006
Note : 10/10
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12 commentaires
Marie (Battementsd'elle) · le jeudi 22 juin 2006 à 22:00
Théo · le jeudi 22 juin 2006 à 22:24
Iris · le vendredi 23 juin 2006 à 09:06
Marie (Battementsd'elle) · le vendredi 23 juin 2006 à 11:43
Théo · le vendredi 23 juin 2006 à 16:49
Théo · le vendredi 23 juin 2006 à 16:50
Marie (Battementsd'elle) · le lundi 26 juin 2006 à 18:28
Théo · le jeudi 29 juin 2006 à 18:53
paulette · le jeudi 6 juillet 2006 à 20:41
Théo · le mercredi 12 juillet 2006 à 16:07
eden blu · le dimanche 13 août 2006 à 13:47
Théo · le samedi 2 septembre 2006 à 18:14
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