Île de nuit : Nouveaux Mots de Nuit

Tu sais …
Tu sais, j’aime les femmes …
Ô brunes en cheveux !
Parfois mon corps hésite
Quand leur regard m’invite.
Souvent du bout des yeux,
Me disent sans un mot
Que je n’suis pas si vieux
Et encore assez beau.
Parfois je leur réponds
Et j’apprends qu’elle est seule ;
Et puis, baissant le ton,
Que longues sont les heures…
De leur regard – étoile
A leur sourire – espoir,
Et sous les cils me voir
Me prendre dans leur toile …
Mais c’est toi que je veux
C’est pour toi que je vis
Et toi, si tu le veux,
Je te garde ma vie.
7 mars 2007
Trois
Sont trois lits seulement :
Celui où je suis né, berceau, merci Maman ;
Celui où j’ai aimé, puceau, et puis amant ;
Celui où je mourrai, bien chaud, évidemment.
Trois livres seulement :
Celui qui m’a appris les lettres et les vers ;
Celui où j’ai écrit « je t’aime » à son envers ;
Celui que j’ai fermé à ton départ hier.
Sont trois rues seulement :
Celle que tu m’ouvris un soir au coin des mots ;
Celle que l’on suivit pour se jeter à l’eau ;
Celle que l’on choisit pour que vive l’écho.
Trois petits vers, on a vingt ans ;
Trois petits cris, ton compte est bon ;
Trois reniements et puis un chant ;
Trois petits tours et puis s’en vont.
8 mars 2007
MUSIQUE : http://www.piano-midi.de/midis/albeniz/alb_esp1.mid
Tu sais, j’aime les femmes …
Ô brunes en cheveux !
Parfois mon corps hésite
Quand leur regard m’invite.
Souvent du bout des yeux,
Me disent sans un mot
Que je n’suis pas si vieux
Et encore assez beau.
Parfois je leur réponds
Et j’apprends qu’elle est seule ;
Et puis, baissant le ton,
Que longues sont les heures…
De leur regard – étoile
A leur sourire – espoir,
Et sous les cils me voir
Me prendre dans leur toile …
Mais c’est toi que je veux
C’est pour toi que je vis
Et toi, si tu le veux,
Je te garde ma vie.
7 mars 2007
Trois
Sont trois lits seulement :
Celui où je suis né, berceau, merci Maman ;
Celui où j’ai aimé, puceau, et puis amant ;
Celui où je mourrai, bien chaud, évidemment.
Trois livres seulement :
Celui qui m’a appris les lettres et les vers ;
Celui où j’ai écrit « je t’aime » à son envers ;
Celui que j’ai fermé à ton départ hier.
Sont trois rues seulement :
Celle que tu m’ouvris un soir au coin des mots ;
Celle que l’on suivit pour se jeter à l’eau ;
Celle que l’on choisit pour que vive l’écho.
Trois petits vers, on a vingt ans ;
Trois petits cris, ton compte est bon ;
Trois reniements et puis un chant ;
Trois petits tours et puis s’en vont.
8 mars 2007
MUSIQUE : http://www.piano-midi.de/midis/albeniz/alb_esp1.mid
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6 commentaires
Marie (Battementsd'elle) · le jeudi 5 avril 2007 à 14:45
Théo · le samedi 7 avril 2007 à 17:37
Théo · le samedi 7 avril 2007 à 17:38
Marie (Battementsd'elle) · le samedi 7 avril 2007 à 21:48
Théo · le dimanche 8 avril 2007 à 23:36
Dago Laborel · le lundi 2 juillet 2007 à 16:00
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