Le Syndrome de l'aviateur
- Le syndrome de l’aviateur -
L’aviateur impatient au moment de l’envol
Laisse sur la piste, en s’éloignant du sol
Le poids du quotidien, les peines et les ennuis.
Le cœur dans les nuages, il part vers l’infini.
Dans l’air où l’ordinaire ne peut s’aventurer
Il se découvre nu face à l’immensité.
La pesanteur écrase la grâce originelle
Il cherche le divin, s’élevant vers le ciel
Tel un dieu de l’Olympe observant le commun,
Il survole la terre au-dessus des humains.
Il sonde l’éternel dans son engin volant,
Et dans l’azur profond, il dilue ses tourments
L’altitude réduit la dimension des hommes
Au-dessus des nuées, ils ne sont plus personne.
La hauteur se rit bien des signes artificiels
Elle ramène les choses à leur ordre essentiel
Comme sous l’emportement d’un narcotique puissant
Dans les limbes bleutés, son esprit se répand.
Des clartés hypnotiques lui font apercevoir
Une éclatante image au fond d’un long couloir.
Mais la réalité le ramène sur terre.
L’extase initiatique était trop éphémère
Et retrouvant les hommes il se retrouve aussi
Comme un oiseau au sol entouré de fourmis
Georges Ioannitis
Tous droits réservés
L’aviateur impatient au moment de l’envol
Laisse sur la piste, en s’éloignant du sol
Le poids du quotidien, les peines et les ennuis.
Le cœur dans les nuages, il part vers l’infini.
Dans l’air où l’ordinaire ne peut s’aventurer
Il se découvre nu face à l’immensité.
La pesanteur écrase la grâce originelle
Il cherche le divin, s’élevant vers le ciel
Tel un dieu de l’Olympe observant le commun,
Il survole la terre au-dessus des humains.
Il sonde l’éternel dans son engin volant,
Et dans l’azur profond, il dilue ses tourments
L’altitude réduit la dimension des hommes
Au-dessus des nuées, ils ne sont plus personne.
La hauteur se rit bien des signes artificiels
Elle ramène les choses à leur ordre essentiel
Comme sous l’emportement d’un narcotique puissant
Dans les limbes bleutés, son esprit se répand.
Des clartés hypnotiques lui font apercevoir
Une éclatante image au fond d’un long couloir.
Mais la réalité le ramène sur terre.
L’extase initiatique était trop éphémère
Et retrouvant les hommes il se retrouve aussi
Comme un oiseau au sol entouré de fourmis
Georges Ioannitis
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