le corps de mon texte

sur une chaise dans la cuisine
reposait le corset de ma mère
il avait pris la forme de ses rondeurs
et était devenu à vrai dire son cortex
ce corset couleur chair
qui m'avait longtemps fascinée
entre aujourd'hui par le poème
dans le corps de mon texte
j' y retrouve la silhouette de ma mère
enserrée dans sa guêpière de satin
un sourire rouge carmin illumine son visage
et moi je la rejoins dans ce jardin de l'enfance
où pour l'éternité elle découpe l'infini
pour m'offrir des rosaces de lumière
Françoise Urban-Menninger
reposait le corset de ma mère
il avait pris la forme de ses rondeurs
et était devenu à vrai dire son cortex
ce corset couleur chair
qui m'avait longtemps fascinée
entre aujourd'hui par le poème
dans le corps de mon texte
j' y retrouve la silhouette de ma mère
enserrée dans sa guêpière de satin
un sourire rouge carmin illumine son visage
et moi je la rejoins dans ce jardin de l'enfance
où pour l'éternité elle découpe l'infini
pour m'offrir des rosaces de lumière
Françoise Urban-Menninger
3 commentaires
salus · le mardi 25 février 2014 à 15:35
Texte subtil et musical,
Tiré, dirait-on, d'un codex
Qui fait néo du vieux cortex,
Et du corps, l'antre ombilical !
salus · le mardi 25 février 2014 à 15:36
http://www.mespoemes.net/salus
urban · le mardi 25 février 2014 à 16:54
http://www.mespoemes.net/urban
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