les rosiers ont refleuri

ici je planterai mes pieds de tomates
là mes premières salades
ici encore mes framboisiers
ainsi parlait ma mère en retournant la terre
mais la mort l'a fauchée
telles les herbes hautes qu'elle coupait
avec une faucille pour nourrir ses lapins
la mort l'a fauchée
à la fin d'un hiver
où les premiers perce-neige
annonçait le retour d'un printemps
qu'elle n'aura pas connu
mais ses rosiers ont refleuri
et embaumé son souvenir
dans les rouges pétales
de son dernier sourire
Françoise Urban-Menninger
là mes premières salades
ici encore mes framboisiers
ainsi parlait ma mère en retournant la terre
mais la mort l'a fauchée
telles les herbes hautes qu'elle coupait
avec une faucille pour nourrir ses lapins
la mort l'a fauchée
à la fin d'un hiver
où les premiers perce-neige
annonçait le retour d'un printemps
qu'elle n'aura pas connu
mais ses rosiers ont refleuri
et embaumé son souvenir
dans les rouges pétales
de son dernier sourire
Françoise Urban-Menninger
4 commentaires
louisarmand1972 · le dimanche 25 avril 2021 à 16:59
Merci de ce souvenir poétisé.
Amitiés,
Neopolis d'Arkenor
fevrier · le dimanche 25 avril 2021 à 18:10
Superbe poésie du souvenir lié à votre mère. Jardiner, travailler la terre
devait être pour elle un plaisir.
Couper les herbes hautes à la serpette
n'est pas des plus faciles.
Amitiés.
urban · le lundi 26 avril 2021 à 06:55
Merci Février! Amitiés à mes amis poètes, Françoise
joeydu30210 · le lundi 26 avril 2021 à 17:41
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