sous l'eau

quand je nage sous l'eau
je renoue avec mon origine
je suis un poisson d'argent
j'ondoie telle la sirène d'Andersen
je me couvre d'écailles translucides
déploie ma chevelure d'algue marine
et quand mon esprit émerge de sa gangue
je fais véritablement peau neuve
je laisse mon âme se dissoudre dans l'onde
qui m'absorbe dans son ventre de mer
Françoise Urban-Menninger
je renoue avec mon origine
je suis un poisson d'argent
j'ondoie telle la sirène d'Andersen
je me couvre d'écailles translucides
déploie ma chevelure d'algue marine
et quand mon esprit émerge de sa gangue
je fais véritablement peau neuve
je laisse mon âme se dissoudre dans l'onde
qui m'absorbe dans son ventre de mer
Françoise Urban-Menninger
4 commentaires
José · le mercredi 4 septembre 2024 à 16:17
vertflo · le samedi 7 septembre 2024 à 17:59
Les poétesses seraient-elles aussi des sirènes ?
En tout cas, j'ai bien aimé cette image du ''ventre de mer'' qui pourrait être aussi un ''ventre de mère'', le foetus étant plongé dans le liquide amniotique, une sorte de mer intérieure dans le ventre de la femme.
L'image pour illustrer le poème est très belle.
A la fois dépouillée mais très expressive à mon goût.
Bonne fin d'après-midi
Bien poétiquement
Claude
urban · le dimanche 8 septembre 2024 à 07:47
Amitiés aquatiques, Françoise
imparfaitlibre · le lundi 9 septembre 2024 à 15:15
Sous l'eau toute les sirènes reprennent vie alors merci pour ce doux chant des mots.
Amitié Françoise
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