au bout de la nuit

dans la maison au bout de la nuit
même les silences
ont cette épaisseur
des draps blancs de l'hiver
des paroles muettes
sont restées figées
dans les murs et les parquets
parfois les pierres égrènent
une petite musique
qui fait tourner la tête
de ceux qui croient encore
aux éternels retours
et quand les volets
claquent au vent
nul ne sait pourquoi
la porte s'ouvre sur l'infini
Françoise Urban-Menninger
même les silences
ont cette épaisseur
des draps blancs de l'hiver
des paroles muettes
sont restées figées
dans les murs et les parquets
parfois les pierres égrènent
une petite musique
qui fait tourner la tête
de ceux qui croient encore
aux éternels retours
et quand les volets
claquent au vent
nul ne sait pourquoi
la porte s'ouvre sur l'infini
Françoise Urban-Menninger
3 commentaires
vertflo · le lundi 14 octobre 2024 à 15:01
Un voyage au bout de la nuit bien plus agréable que celui de Louis Ferdinand Celine.
Toujours des vers très ''pointilleux'' , travaillés comme de la dentelle.
'' Même les silences ont cette épaisseur des draps blancs de l'hiver '' c'est très beau.
''et quand les volets
claquent au vent
nul ne sait pourquoi
la porte s'ouvre sur l'infini''
Les images dansent avec les mots dans votre écriture parfaite.
Pas de longueur de trop, tout est millimétré, calculé, raboté, pour qu'il ne reste que l'éssentiel.
Oui, votre porte poétique s'ouvre sur l'infini et pour notre plus grand bonheur, je souhaite qu'elle ne se ferme jamais.
Je vous souhaite un bon après-midi.
Bien amicalement et poétiquement
Claude
vertflo · le lundi 14 octobre 2024 à 15:06
Quand on regarde la photo illustrant votre texte, on voit de suite que cette maison a une âme.
Les maisons anciennes ont toujours une âme car elles ont engrangé tellement de vécu et de souvenirs.
Leurs murs en pierres ne sont jamais froids, ils gardent toujours dans leur âtre tellement de chaleur humaine.
urban · le mardi 15 octobre 2024 à 09:55
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