sous la peau des mots

le temps glisse
sous la peau des mots
qui s'abandonne
au soleil de l'être
l'herbe dans le jardin
a cette fraîcheur de l'enfance
qui me ramène
au bord de moi-même
où les perce-neige
et les premiers crocus
ne cessent de me devancer
dans l'écriture du printemps
pourquoi la pensée
de la mort viendrait-elle
troubler le bleu du ciel
où l'âme s'éveille
et même si le poème frissonne
rien ni personne
ne pourra fissurer
la transparence de l'air
Françoise Urban-Menninger
sous la peau des mots
qui s'abandonne
au soleil de l'être
l'herbe dans le jardin
a cette fraîcheur de l'enfance
qui me ramène
au bord de moi-même
où les perce-neige
et les premiers crocus
ne cessent de me devancer
dans l'écriture du printemps
pourquoi la pensée
de la mort viendrait-elle
troubler le bleu du ciel
où l'âme s'éveille
et même si le poème frissonne
rien ni personne
ne pourra fissurer
la transparence de l'air
Françoise Urban-Menninger
2 commentaires
vertflo · le mardi 25 février 2025 à 23:52
Des mots cousus main par vous.
Oui, les mots peuvent paraître superficiels parfois, mais quand comme vous on regarde sous leur peau, on s'aperçoit que comme les perce-neige dont vous parlez,les mots ont aussi une sorte de naissance qui transfigure l'homme et la nature, brusquement selon son humeur et sa perception de ce qu'il voit, mais avant tout, de ce qu'il ressent au plus profond de lui.
J'aime beaucoup votre ''écriture du printemps'' toujours impécablement travaillée.
Bien poétiquement
Claude
urban · le dimanche 2 mars 2025 à 10:20
merci infiniment pour ces mots lumineux qui viennent éclairer mes écrits, belle journée à vous, Françoise
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