jardin de poésie

draps de lumière
suspendus à l'horizon
où nous projetons nos rêves
le temps s'y love
entre chacun des plis
où l'ombre se tapit
que nous reste-t-il de notre vie
sur cet écran géant
où le monde se délite
nos seules consolatrices
sont les roses cueillies
dans ce jardin de poésie
où la mort aux pétales de moire
parfois nous fait signe
dans la fragrance de nos rimes
Françoise Urban-Menninger
suspendus à l'horizon
où nous projetons nos rêves
le temps s'y love
entre chacun des plis
où l'ombre se tapit
que nous reste-t-il de notre vie
sur cet écran géant
où le monde se délite
nos seules consolatrices
sont les roses cueillies
dans ce jardin de poésie
où la mort aux pétales de moire
parfois nous fait signe
dans la fragrance de nos rimes
Françoise Urban-Menninger
3 commentaires
José · le dimanche 9 mars 2025 à 11:24
Bon dimanche
vertflo · le dimanche 9 mars 2025 à 23:40
Je ne sais plus quoi dire après le commentaire de José qui fait un résumé magistral de votre poème.
Il est vrai que votre écrit est très ''cinématographique'' et vu que le monde a actuellement une sale ''bobine'', un jardin de poésie tel que le votre, ça fait du bien à regarder.
En l'état actuel des choses, sur la planète, ce sont plutôt les obus et les mines qui poussent que les roses.
Heureusement que la poésie, à sa façon est une consolatrice comme le mot qui est dans votre poème.
Ca m'a fait penser aussi à une époque ou j'avais 6 ans et ou mes parents louaient des petits films de Walt Disney pour qu'on les projète.
Ma mère accrochait un drap blanc au mur, je revois cette image comme si c'était hier.
Merci pour vos jolis poèmes.
J'espère que ce ne sera pas pour nous la ''dernière séance'', on attend d'autres ''courts'' métrages puisque votre poésie est toujours assez brève, c'est ce qui lui donne aussi son charme comme je vous l'ai déjà dit il me semble.
Amicalement et poétiquement
Claude
urban · le mardi 18 mars 2025 à 08:20
Françoise
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