musique silencieuse

au loin l'étang se teinte
d'un vert sinople
des tonalités plus claires
reflètent les stries du ciel
à la surface de l'onde
au fond de l'eau
des feuilles de chêne
ont passé l'hiver
enlisées dans le sable
et lestées de galets
le soleil accorde ses rayons
à cette musique silencieuse
qui frémit sous le vent léger
et dépose sur l'étang
son jeté de lumière
Françoise Urban-Menninger
d'un vert sinople
des tonalités plus claires
reflètent les stries du ciel
à la surface de l'onde
au fond de l'eau
des feuilles de chêne
ont passé l'hiver
enlisées dans le sable
et lestées de galets
le soleil accorde ses rayons
à cette musique silencieuse
qui frémit sous le vent léger
et dépose sur l'étang
son jeté de lumière
Françoise Urban-Menninger
3 commentaires
Rachelle · le vendredi 11 avril 2025 à 23:12
José · le samedi 12 avril 2025 à 09:08
Nous vivons dans une sorte de vacarme permanent organisé qui anesthésie notre pensée placée en mode automatique et nous empêche de ressentir notre musique intérieure, celle qui nous relie en y résonnant au spectacle merveilleux que décrit votre beau poème.
Merci Françoise et bonne journée
vertflo · le samedi 12 avril 2025 à 21:43
La musique est silencieuse, mais j'imagine le flot des cordes d'une harpe sur cet étang.
Vert sinople, mais pourquoi pas Vert Véronèse ? la photo qui illustre le poème s'y prête parfaitement.
José a très bien défini votre poème quand il parle de ''musique intérieure''.
Les mots ne sont-ils pas aussi des notes à laquelle notre âme donne de la volupté ?
''le soleil accorde ses rayons'' pour que dans votre poésie, il n'y ait pas de fausses notes.
Bien poètiquement
Claude
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