balbutiement de l'azur
est-ce moi qui parleou l’autre en moi
qui rit en silence
ou cette autre encore
qui ne sait plus ce qu’elle dit
ce n’est ni moi ni l’autre
mais toutes ces voix inconnues
qui traversent furtivement
le corps de mon texte
en soupirant parfois entre les lignes
elles sont si nombreuses ces voix
qui s’épanchent sur la page blanche
qu’elles finissent par se fondre
dans le balbutiement de l’azur
où se modulent les syllabes de l’infini
Françoise Urban-Menninger
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