ronde de lumière
un sécateur à la main
ma mère taille sans fin
les roses de l'horizon
dans sa paume arrondie
mon père trie les clous
qu'il plante à l'infini
grand-mère pétrit la pâte
et découpe au couteau
de longs rubans de nouilles
qui s'enroulent au fil du temps
grand-père porte sa main en visière
pour lire dans le ciel l'écriture des nuages
qui annoncent le retour de la pluie
main dans la main chacun tour à tour revient
dans cette ronde de lumière
où vivant et morts me parlent en silence
Françoise Urban-Menninger
ma mère taille sans fin
les roses de l'horizon
dans sa paume arrondie
mon père trie les clous
qu'il plante à l'infini
grand-mère pétrit la pâte
et découpe au couteau
de longs rubans de nouilles
qui s'enroulent au fil du temps
grand-père porte sa main en visière
pour lire dans le ciel l'écriture des nuages
qui annoncent le retour de la pluie
main dans la main chacun tour à tour revient
dans cette ronde de lumière
où vivant et morts me parlent en silence
Françoise Urban-Menninger
5 commentaires
domidom · le vendredi 5 novembre 2010 à 11:20
dagolaborel · le vendredi 5 novembre 2010 à 16:21
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
imparfaitlibre · le samedi 6 novembre 2010 à 10:53
j'aime beaucoup le dernier vers, il y a plus de paroles dans les silences
amitiés
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Françoise · le mardi 9 novembre 2010 à 08:47
Vesta · le mardi 23 novembre 2010 à 22:33
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