LA SOLITUDINE
Quand on est seul,
Regarde,on est petit,
Tout ce qu'on recueille,
Un sentiment de mépris
On pleure sur notre sort,
En avalant la soupe
Avec un doigt de mort,
Dans une belle coupe
On reve de corps à corps,
On devient jaloux des couples,
On se branle,on s'en sort,
On jubile puis on se loupe
On entend des voix,
On fixe le combiné,
Dehors,il fait froid,
C'est plein d'étrangers
On finit par se hair,
On ne sait plus parler,
Puis on range nos souliers,
On ne veut plus partir
On caresse de vieilles photos,
On souffre un peu plus,
La gueule en porte-à-faux,
La bouche en trou du cul
Alors usé de fatigue,
Péniblement,on part s'allonger,
D'abord sur un grand lit vide,
Puis tranquille sous un peuplier.
A.MATHIEU
Regarde,on est petit,
Tout ce qu'on recueille,
Un sentiment de mépris
On pleure sur notre sort,
En avalant la soupe
Avec un doigt de mort,
Dans une belle coupe
On reve de corps à corps,
On devient jaloux des couples,
On se branle,on s'en sort,
On jubile puis on se loupe
On entend des voix,
On fixe le combiné,
Dehors,il fait froid,
C'est plein d'étrangers
On finit par se hair,
On ne sait plus parler,
Puis on range nos souliers,
On ne veut plus partir
On caresse de vieilles photos,
On souffre un peu plus,
La gueule en porte-à-faux,
La bouche en trou du cul
Alors usé de fatigue,
Péniblement,on part s'allonger,
D'abord sur un grand lit vide,
Puis tranquille sous un peuplier.
A.MATHIEU
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