TE SOUVIENS TU
Nous avions toi et moi pris la route du nord ,
souvent nous arpentions pour calmer nos douleurs
Ces tortilles de pins nous menant vers le port,
Je prenais dans ma main ta main avec douceur.
Lune notre amie éclairait nos errances,
Agile l'écureuil, miraculeux danseur
Tissant des rinceaux, volant avec aisance,
Déposait sur tes yeux un semblant de bonheur.
Nous marchions ainsi comme deux solitaires
Nos secrets étaient là, couverts par nos silences.
Te souviens tu chérie nous écoutions la mer
Pour noyer nos douleurs oublier son absence.
Nous posions sur le môle nos cœurs esseulés.
Je tentais quelques mots pour parler de maman,
Te dire et t'expliquer ô combien elle t'aimait
Et que nul ne ferait qu'il en soit autrement.
Tu venais sur moi abriter tes sanglots,
J'enroulais mon bras autour de tes blessures,
Nous regardions la mer et passer les bateaux
Essayant de combler dans nos cœurs les fissures.
Te souviens tu ma fille de ce soir de mai
Ou j'ai du t’annoncer que tout était fini,
De ces diables cruels, cet instant que je hais
De ce cri déchirant qu'a jamais je maudis.
Te souviens tu amour de ses jolis yeux verts
De ce regard profond et de ce cœur immense
Comme il est dur parfois de regarder derrière
Ne pas oublier, qu'elle sache qu'on y pense
L'acide aux pupilles
Dans la nature du réel
A l'orée du commencement
Entières les abîmes se mêlent
Sournoises, aux tréfonds des sentiments
De la mémoire il ne peut disparaitre,
Algarades moqueuses des penseurs grands
Rumeurs et railleries, angoisses de l'enfant
Des juges d'un jour, bourreaux de l'être
Que je m'autoriserais toujours à vomir dans mes lettres
Mais jamais mon âme n'oubliera
Personne n'est venu au combat
Dans les regards esquintant l'horizon
Ne pas flancher, encore tenir bon
Dans la force l'un de l'autre entrelacés
Chimères et volontés de ces deux piliers
En catimini je nous voyais chevaliers
Puis ce jour inéluctable du moi de mai
L'acide aux pupilles le petit matin
Émotions chrysalides
Je me souviens
Le monstre dans les entrailles, il écorche
Infiniment cri famine, souffle la torche
Perfidement Babylone nait sous mon seuil
Je n'en serais pas le pantin, j'ai fait mon deuil
Regarde avec moi, ces deux piliers
Qui pour un amour commun ont tous tenté
Regarde avec moi comme ils sont beaux, ils ont gagné
Approche et vois ils leurs restent une ultime montagne à soulever
Alors prend ma main s'il te plait
Traversons la cité du démon
Qu'elle ne soit plus qu'un vestige
Un vulgaire arrière-fond
Une lointaine sensation de vertige,
Et demain l'horizon .
souvent nous arpentions pour calmer nos douleurs
Ces tortilles de pins nous menant vers le port,
Je prenais dans ma main ta main avec douceur.
Lune notre amie éclairait nos errances,
Agile l'écureuil, miraculeux danseur
Tissant des rinceaux, volant avec aisance,
Déposait sur tes yeux un semblant de bonheur.
Nous marchions ainsi comme deux solitaires
Nos secrets étaient là, couverts par nos silences.
Te souviens tu chérie nous écoutions la mer
Pour noyer nos douleurs oublier son absence.
Nous posions sur le môle nos cœurs esseulés.
Je tentais quelques mots pour parler de maman,
Te dire et t'expliquer ô combien elle t'aimait
Et que nul ne ferait qu'il en soit autrement.
Tu venais sur moi abriter tes sanglots,
J'enroulais mon bras autour de tes blessures,
Nous regardions la mer et passer les bateaux
Essayant de combler dans nos cœurs les fissures.
Te souviens tu ma fille de ce soir de mai
Ou j'ai du t’annoncer que tout était fini,
De ces diables cruels, cet instant que je hais
De ce cri déchirant qu'a jamais je maudis.
Te souviens tu amour de ses jolis yeux verts
De ce regard profond et de ce cœur immense
Comme il est dur parfois de regarder derrière
Ne pas oublier, qu'elle sache qu'on y pense
L'acide aux pupilles
Dans la nature du réel
A l'orée du commencement
Entières les abîmes se mêlent
Sournoises, aux tréfonds des sentiments
De la mémoire il ne peut disparaitre,
Algarades moqueuses des penseurs grands
Rumeurs et railleries, angoisses de l'enfant
Des juges d'un jour, bourreaux de l'être
Que je m'autoriserais toujours à vomir dans mes lettres
Mais jamais mon âme n'oubliera
Personne n'est venu au combat
Dans les regards esquintant l'horizon
Ne pas flancher, encore tenir bon
Dans la force l'un de l'autre entrelacés
Chimères et volontés de ces deux piliers
En catimini je nous voyais chevaliers
Puis ce jour inéluctable du moi de mai
L'acide aux pupilles le petit matin
Émotions chrysalides
Je me souviens
Le monstre dans les entrailles, il écorche
Infiniment cri famine, souffle la torche
Perfidement Babylone nait sous mon seuil
Je n'en serais pas le pantin, j'ai fait mon deuil
Regarde avec moi, ces deux piliers
Qui pour un amour commun ont tous tenté
Regarde avec moi comme ils sont beaux, ils ont gagné
Approche et vois ils leurs restent une ultime montagne à soulever
Alors prend ma main s'il te plait
Traversons la cité du démon
Qu'elle ne soit plus qu'un vestige
Un vulgaire arrière-fond
Une lointaine sensation de vertige,
Et demain l'horizon .
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
1 commentaire
domidom · le mardi 25 février 2014 à 22:05
Quel belle poésie, je l'ai lue et relue avec beaucoup d'émotion, que dire de ce cinquième quatrain, une merveille, ce vers est extraordinaire...
( J'enroulais mon bras autour de tes blessures)...
Trop beau...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.