L'ARBRE
L’arbre avait mille cris ce matin de printemps,
Habillé de verdure, il riait doucement
Certain que, très bientôt, les oiseaux, par milliers
Viendraient se poser là, au creux de ses branchages.
L’hiver l’a rendu fort, il paraît qu’il est vieux ?
Il rit pourtant au ciel étendant ses ramages
Jusqu’à toucher là haut, les oiseaux de passage
Qui baignent leurs couleurs à l’essence des cieux.
Il se souvient parfois : cette nuit de décembre
Quand le vent l’a tiré si fort, si violemment
Arrachant un à un tous les bras de son corps
Sans écouter ses pleurs et ses gémissements.
Sans arrêt, jusqu’au jour, le vent s’est acharné
Et ses os si solides, ennoblis par le temps,
Ses os qui connaissaient depuis cent cinquante ans
Le tourment des hivers, la glace et la gelée,
Assaillis qu’ils étaient dans cette nuit terrible ;
Sont morts !!
Et couché sur la plaine, l’arbre ne pleure plus
Il meurt…
Du village les gens, tout emplis de tristesse
De volonté farouche de remettre sur pied
Celui qui les a vus depuis prime jeunesse
Rire et jouer ici, parfois, « s’enroupiller , »
Avec force et courage ont remis dans la terre
Les racines offertes au grand vent de la plaine.
Dix ans déjà !
La sueur de leur front est devenue ma sève
Leurs blessures des baumes,
Leurs prières mon essence.
Comme l’étoile au ciel guide le voyageur,
Mon ombre vous ramène au cœur de ces collines
Où la bonté des hommes, en un geste sauveur
Atteste que la mort, devant l’amour s’incline.
L’arbre avait mille cris ce matin de printemps,
Habillé de verdure, il riait doucement
Certain que, très bientôt, les oiseaux, par milliers
Viendraient se poser là, au creux de ses branchages.
Habillé de verdure, il riait doucement
Certain que, très bientôt, les oiseaux, par milliers
Viendraient se poser là, au creux de ses branchages.
L’hiver l’a rendu fort, il paraît qu’il est vieux ?
Il rit pourtant au ciel étendant ses ramages
Jusqu’à toucher là haut, les oiseaux de passage
Qui baignent leurs couleurs à l’essence des cieux.
Il se souvient parfois : cette nuit de décembre
Quand le vent l’a tiré si fort, si violemment
Arrachant un à un tous les bras de son corps
Sans écouter ses pleurs et ses gémissements.
Sans arrêt, jusqu’au jour, le vent s’est acharné
Et ses os si solides, ennoblis par le temps,
Ses os qui connaissaient depuis cent cinquante ans
Le tourment des hivers, la glace et la gelée,
Assaillis qu’ils étaient dans cette nuit terrible ;
Sont morts !!
Et couché sur la plaine, l’arbre ne pleure plus
Il meurt…
Du village les gens, tout emplis de tristesse
De volonté farouche de remettre sur pied
Celui qui les a vus depuis prime jeunesse
Rire et jouer ici, parfois, « s’enroupiller , »
Avec force et courage ont remis dans la terre
Les racines offertes au grand vent de la plaine.
Dix ans déjà !
La sueur de leur front est devenue ma sève
Leurs blessures des baumes,
Leurs prières mon essence.
Comme l’étoile au ciel guide le voyageur,
Mon ombre vous ramène au cœur de ces collines
Où la bonté des hommes, en un geste sauveur
Atteste que la mort, devant l’amour s’incline.
L’arbre avait mille cris ce matin de printemps,
Habillé de verdure, il riait doucement
Certain que, très bientôt, les oiseaux, par milliers
Viendraient se poser là, au creux de ses branchages.
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16 commentaires
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 12:32
Dites moi ce que vous en pensez. Il est destiné à une municipalité.
Vos commentaires me seront utiles.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/voicileure
Jardinderimes · le dimanche 18 avril 2010 à 13:42
Je pensais qu'il était impossible de remettre un gros arbre sur pied après une tempête. Je crois savoir que le noyer a un grosse racine centrale et d'autres adjacentes, peut-être que la racine principale n'était pas cassée ?
Elyne28 · le dimanche 18 avril 2010 à 14:01
de nos jours , nous pouvons joindre nos
forces, juste pour redresser un arbre!
que d'espoir! je ne comprends pas la
phrase qui va de assaillis.....à son morts
merci c'est très beau!
http://mespoemeselyne28
Loïc · le dimanche 18 avril 2010 à 14:02
L'écrivain est tous ses personnages, y compris ceux qui ne sont pas censés être lui ou ceux qu'il affirme réels. Poème à relire avec attention!
Amicalement
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 20:15
Je ne sais pas dans quel état étaient les racines. Cet arbre a été arraché lors de la tempête de 1999. Il faut croire que l'amour peut tout !
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 20:17
Oui, nous pouvons, l'union fait la force !! L'amour fait le reste.
Les os de l'arbre (symboliques) étaient assaillis par la tempête et sont morts. Voilà l'explication de cette phrase.
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 20:19
Amitié
Loïc · le lundi 19 avril 2010 à 02:09
Amicalement
Loïc · le lundi 19 avril 2010 à 02:11
Je reposte.
Loïc · le lundi 19 avril 2010 à 02:11
Amicalement
dagolaborel · le lundi 19 avril 2010 à 08:32
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
voicileure · le lundi 19 avril 2010 à 10:22
Une fête doit être organisée autour de lui en juillet prochain pour ses 10 ans de renouveau.
Je m'identifie à l'arbre pour la beauté du texte .. suis-je en osmose avec lui ? j'ai essayé et suis ravie que vous pensiez comme cela. J'ai donc réussi, je pense quelque part, à faire passer l'émotion, c'était mon but. Je n'ai pas encore expédié ce texte j'attendais de le peaufiner un peu, d'avoir des avis dessus.
Merci à vous tous de vos approches sous mon arbre (il est un peu à moi)
Venez vous reposer à l'ombre bienfaisante,
laissez mes branches basses déposer sur vos front
Un baiser printanier .
Bien amicalement à tous
voicileure · le lundi 19 avril 2010 à 10:23
paulette · le lundi 19 avril 2010 à 16:00
voicileure · le lundi 19 avril 2010 à 23:29
Un baiser printanier pour vous aussi !
myosotis · le samedi 1 mai 2010 à 22:00
http://www.mespoemes.net/myosotis
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