Femmes - 65 ème an. de la libération des camps
"La femme est une grande réalité, comme la guerre" Valéry Larbaud"
Elle a levé les yeux vers le ciel déjà lourd,
dans le matin blafard qui cernait le ghetto.
Elle pressait sur son cœur le fruit de ses entrailles
tandis que tout autour on leur criait "Canailles"
En les poussant pêle-mêle vers les camions plombés.
Les chiens les harcelaient de leurs crocs acérés
et les coups pleuvaient drus, mouillant chaque pavé
de leurs larmes et leur sang dégoulinades mêlées.
Elle a levé les yeux vers le ciel encore bleu
fixant à l'infini le soleil au zénith.
Elle serrait sur son ventre ses guenilles et ses hardes
dérisoires remparts aux mains qui la souillaient.
Son regard s'est éteint tandis qu'ils la violaient.
Elle était déjà morte au coup de pistolet.
De ses larmes et son sang le sable s'est imprégné,
rouge tache de honte portant nom Liberté.
Elle a levé les yeux vers le ciel encore rouge
dans la douce tiédeur d'un joli soir de mai.
Elle plaquait sur ses lèvres un linge blanc mouillé
et qu'éclataient au loin des cris de "Liberté".
A seize ans juste en mai, c'est bien sûr le bel âge
pour rebâtir le monde, quitter le moyen-âge.
Son cœur s'est arrêté lorsqu'ils l'ont matraquée
rue Monsieur le Prince en ce début d'été.
Elles s'appelaient Sarah, Aïcha et Solange.
Qui se souvient encore qu'en fixant les nuages,
elle crûrent, fulgurants, y voir passer des anges...
Elle a levé les yeux vers le ciel déjà lourd,
dans le matin blafard qui cernait le ghetto.
Elle pressait sur son cœur le fruit de ses entrailles
tandis que tout autour on leur criait "Canailles"
En les poussant pêle-mêle vers les camions plombés.
Les chiens les harcelaient de leurs crocs acérés
et les coups pleuvaient drus, mouillant chaque pavé
de leurs larmes et leur sang dégoulinades mêlées.
Elle a levé les yeux vers le ciel encore bleu
fixant à l'infini le soleil au zénith.
Elle serrait sur son ventre ses guenilles et ses hardes
dérisoires remparts aux mains qui la souillaient.
Son regard s'est éteint tandis qu'ils la violaient.
Elle était déjà morte au coup de pistolet.
De ses larmes et son sang le sable s'est imprégné,
rouge tache de honte portant nom Liberté.
Elle a levé les yeux vers le ciel encore rouge
dans la douce tiédeur d'un joli soir de mai.
Elle plaquait sur ses lèvres un linge blanc mouillé
et qu'éclataient au loin des cris de "Liberté".
A seize ans juste en mai, c'est bien sûr le bel âge
pour rebâtir le monde, quitter le moyen-âge.
Son cœur s'est arrêté lorsqu'ils l'ont matraquée
rue Monsieur le Prince en ce début d'été.
Elles s'appelaient Sarah, Aïcha et Solange.
Qui se souvient encore qu'en fixant les nuages,
elle crûrent, fulgurants, y voir passer des anges...
Note : 10/10
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10 commentaires
patrick chroniques et rimailles · le jeudi 22 avril 2010 à 15:22
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 22 avril 2010 à 15:43
Amitié
dagolaborel · le jeudi 22 avril 2010 à 15:56
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
666eldiablo · le jeudi 22 avril 2010 à 17:47
http://www.mespoemes.net/666eldiablo
Et que dire des 200000 tziganes rom et autres qui furent eux aussi exterminés tout comme les juifs, parcequ'ils prônaient la liberté envers et contre tout...Il est bien de rétablir ces vérités,pour que nos enfants et les leurs sachent de quelle cruauté sont capables les hommes assoiffés de pouvoir...
Bravo et merci pour ce magnifique texte,et pour tous vos sympathiques commentaires sur ma page.
Tres amicalement...
Agrippa · le jeudi 22 avril 2010 à 20:04
http://www.mespoemes.net/cauria
voicileure · le vendredi 23 avril 2010 à 06:14
Merci à vous tous, ce texte n'est pas de moi, je l'ai signalé comme il se doit. Il a été écrit par Jean Marc Lefébure qui est historien.
Nous nous devons en cette année, de commémorer pour le souvenir, l'ouverture des camps de la mort et la découverte affreuse de ces martyrs.
Il ne faut pas oublier. Pour que jamais, les générations suivantes ne disent "ce n'est pas vrai". OUi, nous entendons cela aujourd'hui. Peut-être dit par ces gens qui étaient étrangers ??
Toutes les photos laissées intentionnellement, attestent que ces fait ont réellement existé. Elles nous ont été transmises afin que personne ne puisse dire que ce n'est pas réel.
Ils étaient vingt et cent....
Amitié...
jardinderimes (Vincent) · le vendredi 23 avril 2010 à 08:55
http://www.mespoemes.net/jardinderimes
Texte magnifique et poignant, une période de l'Histoire parmi les pires... Ne jamais oublier, c'est ce que j'écris aussi dans un poème posté aujourd'hui sur mon site.
voicileure · le vendredi 23 avril 2010 à 10:29
myosotis · le lundi 26 avril 2010 à 16:15
http://www.mespoemes.net/myosotis
voicileure · le samedi 1 mai 2010 à 09:27
Amicalement
http://www.mespoemes.net/voicileure
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