Les discrètes
Les discrètes
Je regardais le vent jouer avec les arbres,
Les feuilles se comptaient, en ce soir d'automne.
Ma cigarette se consumait au bout de mes doigts,
En une fumée bleutée très vite disparue.
La nuit s'annonçait en nuances de gris,
Posant çà et là, quelques points scintillants.
Assis sur le pas de ma porte,
Les yeux en voyages,
Je regardais le ciel, sans vraiment le voir.
Le temps s'invitait, à n'être que lui même !
Il ne faisait pas froid,
Entre deux bouffées, je m'attardais,
Goutant ce calme, sans autre pensée.
Dans ma tête, les mots défilaient,
En syllabes pressées pour ne pas déranger.
Dans mon regard, accroché à ce noir captivant,
Des images, des visages, se dessinaient étrangement.
Ils étaient là, sans y être, n'osant perturber
La lente descente de la nuit.
Au delà des arbres devant moi,
Je pouvais les toucher, les sentir,
Peindre leurs contours.
Je les appelle les discrètes !
Ces saveurs, ces couleurs, presque palpables,
Ces ombres chinoises,ces éphémères aquarelles,
En souvenirs d'hier, pour ne pas oublier demain.
Ma cigarette finie, elles disparurent.
Il pleut, maintenant, il me faut rentrer !
Vincent
Je regardais le vent jouer avec les arbres,
Les feuilles se comptaient, en ce soir d'automne.
Ma cigarette se consumait au bout de mes doigts,
En une fumée bleutée très vite disparue.
La nuit s'annonçait en nuances de gris,
Posant çà et là, quelques points scintillants.
Assis sur le pas de ma porte,
Les yeux en voyages,
Je regardais le ciel, sans vraiment le voir.
Le temps s'invitait, à n'être que lui même !
Il ne faisait pas froid,
Entre deux bouffées, je m'attardais,
Goutant ce calme, sans autre pensée.
Dans ma tête, les mots défilaient,
En syllabes pressées pour ne pas déranger.
Dans mon regard, accroché à ce noir captivant,
Des images, des visages, se dessinaient étrangement.
Ils étaient là, sans y être, n'osant perturber
La lente descente de la nuit.
Au delà des arbres devant moi,
Je pouvais les toucher, les sentir,
Peindre leurs contours.
Je les appelle les discrètes !
Ces saveurs, ces couleurs, presque palpables,
Ces ombres chinoises,ces éphémères aquarelles,
En souvenirs d'hier, pour ne pas oublier demain.
Ma cigarette finie, elles disparurent.
Il pleut, maintenant, il me faut rentrer !
Vincent
9 commentaires
Agrippa · le dimanche 16 janvier 2011 à 11:00
Le temps qui dans toute chose musarde.
Magnifique poème ! Merci mon ami.
http://www.mespoemes.net/cauria
vs591 · le dimanche 16 janvier 2011 à 12:20
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591
Agrippa · le dimanche 16 janvier 2011 à 13:28
Loïc · le dimanche 16 janvier 2011 à 14:20
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
vesta · le dimanche 16 janvier 2011 à 14:46
En souvenirs d'hier, pour ne pas oublier demain. Magnifique ! Beau ! mes amitiés
domidom · le dimanche 16 janvier 2011 à 16:11
(Les yeux en voyage)...
Je crois que seul un poète peut trouver une semblable expression...
Ce poème est une farandole de vers et de rimes qui nous font rêver...
J'ai vraiment adorée mon cher ami...
Au plaisir de te lire...
Amitiés...
imparfaitlibre · le dimanche 16 janvier 2011 à 16:36
je ne fais jamais la tête, ça me mène a rien et ça énerve celui ou celle qui se trouve face à nous! Je suis pour la paix dans le dialogue et non pour les bagarres perpétuelles.
Je disais donc dans mon commentaire, que cela faisait du bien de pouvoir prendre le temps d'écouter, d'observer, de penser sans finalement ne rien voir de ce qu'il y a autour de nous comme si l'esprit est là sans le corps. La paix, la sérénité, le bien-être ne serait-ce que pour quelques instants...
très beau poème cher Vincent, j'ai aimé m'assoir pour ressentir tout ce merveilleux spectacle.
toute mon amitié cher Vincent.
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
denhall · le dimanche 16 janvier 2011 à 18:09
" les yeux envoyages..."--très joli
http://www.mespoemes.net/denhall
aristio · le lundi 17 janvier 2011 à 19:08
Je suis un peu comme toi avec ma cigarette...un instant qui me permet de penser ou de rêver!
Sais-tu que la poèsie me favorise le cancer...sourire....?
Après chaque quatrain écrit je m'en vais fumer ma cigarette bien tranquillement et je pense à la suite de mon poème ...si bel et si bien que mes vers vont plus vite que la fumée et j'écrase ma cigarette à peine à moitié pour aussitôt sauter sur mon cahier!
Toute mon amitié cher Vincent et merci pour ce que tu sais!
Thierry!
http://www.mespoemes.net/aristio
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