A même les fougéres .
A même les fougéres .
Le soleil navigue entre les nuages,
Cherchant une île de ciel bleu,
Pour poser ses rayons fatigués.
Le vent, en compagnon,
Souffle, sans peine, ces quelques flocons.
Le soleil s’installe,
Osant une sieste en paisible couleurs.
En l’herbe fraîche, un grillon solitaire,
Accorde son violon.
Avec son instrument, il a en fait du chemin.
Des prairies grasses des vallées
Aux bois humides sans clarté,
Ne ménageant pas sa peine,
Il sème ses notes au gré de la brise,
Imaginant une danse de saison.
Un arbre centenaire à l’écorce ridée,
Plante son air bougon,
En une clairière royale.
Un ombrage de sagesse,
Auréole son tronc noueux,
Laissant au joaillier de lumière
Le soin de faire scintiller la rosée.
Prés d’un ruisseau caché,
Une grenouille rêvasse.
Immobile, les yeux grands ouverts,
Avec, comme un large sourire,
Elle allie le mime et la patience,
Pour assurer sa subsistance.
Le moindre moucheron à sa portée,
Passera de vie à trépas,
D’un coup de langue bien lancé.
Là, enrobés de ce silence,
Couchés à même les fougères,
Deux amants endormis,
S’abreuvent du temps !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
Le soleil navigue entre les nuages,
Cherchant une île de ciel bleu,
Pour poser ses rayons fatigués.
Le vent, en compagnon,
Souffle, sans peine, ces quelques flocons.
Le soleil s’installe,
Osant une sieste en paisible couleurs.
En l’herbe fraîche, un grillon solitaire,
Accorde son violon.
Avec son instrument, il a en fait du chemin.
Des prairies grasses des vallées
Aux bois humides sans clarté,
Ne ménageant pas sa peine,
Il sème ses notes au gré de la brise,
Imaginant une danse de saison.
Un arbre centenaire à l’écorce ridée,
Plante son air bougon,
En une clairière royale.
Un ombrage de sagesse,
Auréole son tronc noueux,
Laissant au joaillier de lumière
Le soin de faire scintiller la rosée.
Prés d’un ruisseau caché,
Une grenouille rêvasse.
Immobile, les yeux grands ouverts,
Avec, comme un large sourire,
Elle allie le mime et la patience,
Pour assurer sa subsistance.
Le moindre moucheron à sa portée,
Passera de vie à trépas,
D’un coup de langue bien lancé.
Là, enrobés de ce silence,
Couchés à même les fougères,
Deux amants endormis,
S’abreuvent du temps !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
7 commentaires
domidom · le jeudi 10 février 2011 à 17:57
J'adore, ton soleil à la recherche de son île, ton grillon,cette grenouille qui rêvasse, avec une chute merveilleuse et inattendue...
Merci Vincent pour ce beau moment de lecture...
Amitiés...
Casiope18 · le jeudi 10 février 2011 à 19:11
Très agréable moment à te lire.
Amitiés
imparfaitlibre · le jeudi 10 février 2011 à 23:51
amitiés sincères cher Vincent---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Vincent · le vendredi 11 février 2011 à 15:49
vous souhaitant de trouver vos fougéres !
Que le bonheur vous guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
claude · le vendredi 11 février 2011 à 21:55
Loïc · le samedi 12 février 2011 à 14:31
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
foliedouce · le jeudi 17 février 2011 à 12:58
http://www.mespoemes.net/foliedouce
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