Art poétique
Voici comme il convient d’écrire de beaux vers
Vous découpez en tranches la phrase qui vient
Ne la forcez jamais sous peine que travers
Ne rompe le doux air dont l’âme se souvient
Il faut savoir compter tous les pas qui se dansent
Mais sans en avoir l’air funambule distrait
Et si l’impair vous manque attendre que la chance
Vous fasse rencontrer l’irrésistible trait
Souvent nous pensons mal Toutefois il nous faut
Préserver ce recul qui rend le vers concis
Afin que la fleur croisse dessus nos soucis
Je sais vous me direz que mes dires sont faux
Et je n’ai prétention d’asséner vérité
Vibre seul mon ennui sur guitare irritée.
Vous découpez en tranches la phrase qui vient
Ne la forcez jamais sous peine que travers
Ne rompe le doux air dont l’âme se souvient
Il faut savoir compter tous les pas qui se dansent
Mais sans en avoir l’air funambule distrait
Et si l’impair vous manque attendre que la chance
Vous fasse rencontrer l’irrésistible trait
Souvent nous pensons mal Toutefois il nous faut
Préserver ce recul qui rend le vers concis
Afin que la fleur croisse dessus nos soucis
Je sais vous me direz que mes dires sont faux
Et je n’ai prétention d’asséner vérité
Vibre seul mon ennui sur guitare irritée.
6 commentaires
linann · le dimanche 30 octobre 2005 à 18:26
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 30 octobre 2005 à 19:21
Jim · le dimanche 30 octobre 2005 à 22:01
marylou02 (missy) · le dimanche 30 octobre 2005 à 22:51
Michel (Signes de Vie) · le lundi 31 octobre 2005 à 11:24
Panopa · le jeudi 3 novembre 2005 à 16:00
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