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Eupalinos

Pandore

Le vendredi 4 mai 2007 à 05:50, posté par Jacques · 611 lectures

On m’avait dit qu’avant, dans les jardins, croissaient
Des fleurs, qu’au ciel flottaient des nuages, que pluie
En tombait, donnant vie, et que rien ne froissait
Cette ronde qu’il fasse ou bien jour ou bien nuit.

Il fallait n’oublier ni le chant ni la danse
Et, pour cela, il était bon que soient trouvés
Les mots qui sont la clé, gardienne de la chance,
Afin que toutes heures soient l’enjeu prouvé,

Et que le dé jeté toujours sorte le six !
Alors, j’ai inventé des langues de musique,
Des langues de peinture et sculpture d’onyx,

Et traqué les idées par les mathématiques.
Ô ! Combien ai-je fait de solides serrures !
Faute de n’obtenir, ni clé, ni ouverture...

3 commentaires

Dago Laborel · le vendredi 4 mai 2007 à 09:31

Que j'aime ce sonnet avec ses enjambements qui superposent un chant sur un autre, et puis les deux tercets sont vraiment très beaux, bravo

patrick (chroniques et rimailles · le vendredi 4 mai 2007 à 22:37

les mots qui sont la clé, gardienne de la chance!!alors j'ai inventé des langues de musique!! très douces et imagées ces deux expressions j'aime beaucoup ce style d'écrit au plaisir de te relire.Patrick

Michel (Signes de Vie) · le mardi 8 mai 2007 à 18:18

L'inspiration est dans le sonnet, Jim....? Profite de l'élan, ça te réussit ;) Amitié

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