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Eupalinos

Effacement

Le mercredi 27 juin 2007 à 10:37, posté par Jacques · 539 lectures

Le temps n’a pas laissé son manteau de froidure
Ni de pluie ni de vent La nuit dure que soit
Levé que soit couché l’astre de nos fantasmes
Quand bouché se révèle l’azur transparent

L’astronome qui scrute du ciel son épure
Doute que sa patience perdure au delà
De ce mur intouché par son juste penser
Qui mouché vacille titube penche et choit

Du sentiment et des passions de même en va
Souvenir l’avenir délava tel le fleuve
En limon broie sa berge sous son flux incessant

De flamberge il n’est nul besoin de se gonfler
Subsistera la miette de ce qui fut roc
La poussière du sang sous le croc du boucher.

3 commentaires

Maxime · le vendredi 18 janvier 2008 à 04:09

Joli sonnet sans rimes! :) Par contre, les deux ''que soit'' dans la première strophe sont un peu lourd. Idem pour les deux ''qui'' dans la seconde. Bref, je trouve que le poème manque quelque peu de fluidité entre le premier et deuxième vers du premier tercet. Merci, Max.

Jim · le samedi 19 janvier 2008 à 18:39

En fait, Max, ce "sonnet" est rimé, mais les rimes sont masquées selon une règle à deviner... ce qui justifie le titre. Le double "que" dans la première strophe résulte du rejet qui contraint le lecteur à suivre le rythme sur deux vers et non pas un seul. Il ya ainsi une rupture de rythme lequel passe de 3 à 4 tout en respectant la structure alexandrine.

Ollaga · le lundi 21 avril 2008 à 05:54

Chapeau!!!

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