Les barreaux des prisons
Les barreaux des prisons et les dents de nos bouches
Retiennent les oiseaux et tous les mots ailés
Qui s'endorment soumis et dans l'oubli se couchent
Proscription éternelle des amours volés
Heureux comme un poisson qui nage dans son eau
Affirmeront les gens sages et satisfaits
Aveugle à l'horizon qui fuit dedans mon dos
De tout ce que je pense et que point je n'ai fait
Aussi libres soyons que tous ces poissons rouges
Qui d'océan jamais n'auront que l'aquarium
Ainsi que mon drapeau sa queue s'agite et bouge
Nous confondons frémir avec liberté d'homme
Nos paroles lumières sont de l'abat-jour
Leur violence leur force à jamais tamisées
N'éblouissons personne avec les dits d'amour
Ombre et silence des aimés seraient brisées
C'est un temps de raison qui enseigne à périr
Lentement s'effriter le sable de la rose
Sous le baiser du vent permanent des soupirs
Il nous faut sagement discourir d'autre chose
Mais les yeux avoueront ce que la bouche n'ose
Battements de tes cils précis comme un baiser
Nous pouvons déclarer notre existence close
Quand puiser vie dans ton regard
S'avère chose si aisée.
13/05/1980
Retiennent les oiseaux et tous les mots ailés
Qui s'endorment soumis et dans l'oubli se couchent
Proscription éternelle des amours volés
Heureux comme un poisson qui nage dans son eau
Affirmeront les gens sages et satisfaits
Aveugle à l'horizon qui fuit dedans mon dos
De tout ce que je pense et que point je n'ai fait
Aussi libres soyons que tous ces poissons rouges
Qui d'océan jamais n'auront que l'aquarium
Ainsi que mon drapeau sa queue s'agite et bouge
Nous confondons frémir avec liberté d'homme
Nos paroles lumières sont de l'abat-jour
Leur violence leur force à jamais tamisées
N'éblouissons personne avec les dits d'amour
Ombre et silence des aimés seraient brisées
C'est un temps de raison qui enseigne à périr
Lentement s'effriter le sable de la rose
Sous le baiser du vent permanent des soupirs
Il nous faut sagement discourir d'autre chose
Mais les yeux avoueront ce que la bouche n'ose
Battements de tes cils précis comme un baiser
Nous pouvons déclarer notre existence close
Quand puiser vie dans ton regard
S'avère chose si aisée.
13/05/1980
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