Passent les jours
Passent les jours passent les ans
Nous côtoyons des tas de gens
Sans les connaître sans les voir
Du bleu matin au triste soir
Comme la vague divergent
Contrainte à suivre le courant
Et de sa source ignorant tout
Tout est brisé par le remous
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Quand sur le sable le vent souffle
Sont abattus tous les châteaux
Châteaux d’enfants au bord de l’eau
Rien ne demeure qui n’essouffle
Compter le temps comme les grains
Voilà le fait de notre vie
N’avoir le temps d’aucune envie
Un bout de plage est notre gain
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Toi que j’ai vue un jour d’été
Tu dis m’aimer c’est naturel
Et que nous nous soyons fidèles
Voici qui n’a jamais été
Hommes et femmes le prétendent
Eux qui se plaignent d’être seuls
Et tant de discours d’êtres veules
Font de vos plaintes des demandes
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Nous n’abandonnerons jamais
L’espoir que soit sur notre terre
Le vert jardin de l’univers
De tous les temps le mois de Mai
Mais l’absurdité qui demeure
Dans les usages et dans les mœurs
Et dans les lois et dans les cœurs
Consume en nous la moindre fleur
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer.
1974
Nous côtoyons des tas de gens
Sans les connaître sans les voir
Du bleu matin au triste soir
Comme la vague divergent
Contrainte à suivre le courant
Et de sa source ignorant tout
Tout est brisé par le remous
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Quand sur le sable le vent souffle
Sont abattus tous les châteaux
Châteaux d’enfants au bord de l’eau
Rien ne demeure qui n’essouffle
Compter le temps comme les grains
Voilà le fait de notre vie
N’avoir le temps d’aucune envie
Un bout de plage est notre gain
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Toi que j’ai vue un jour d’été
Tu dis m’aimer c’est naturel
Et que nous nous soyons fidèles
Voici qui n’a jamais été
Hommes et femmes le prétendent
Eux qui se plaignent d’être seuls
Et tant de discours d’êtres veules
Font de vos plaintes des demandes
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer
Nous n’abandonnerons jamais
L’espoir que soit sur notre terre
Le vert jardin de l’univers
De tous les temps le mois de Mai
Mais l’absurdité qui demeure
Dans les usages et dans les mœurs
Et dans les lois et dans les cœurs
Consume en nous la moindre fleur
Vienne le temps du nécessaire
Sans paradis et sans enfer.
1974
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