Poème barbare
Et je traîne ma peine le long des ruisseaux
Je m’en vais l’âme vaine
Sous le ciel des oiseaux
Je n’ai plus qu’un peu d’eau pour noyer mon sourire
Mon plus gentil fardeau
Est couleur de ton rire
Car au pied de ta vie se prosterne mon corps
Et ma dernière envie
Est te plaire à ma mort
Je n’ai plus de feuillage en mes cheveux fragiles
Car au bout du voyage
Mes lauriers sont d’argile
La seule eau dans ma main est ton cœur tout petit
Un petit cœur humain
Aussi doux qu’une ortie
Culture d’un sourire au bord de ton regard
Va délaisse-moi rire
Ma si froide œuvre d’art.
1970
Je m’en vais l’âme vaine
Sous le ciel des oiseaux
Je n’ai plus qu’un peu d’eau pour noyer mon sourire
Mon plus gentil fardeau
Est couleur de ton rire
Car au pied de ta vie se prosterne mon corps
Et ma dernière envie
Est te plaire à ma mort
Je n’ai plus de feuillage en mes cheveux fragiles
Car au bout du voyage
Mes lauriers sont d’argile
La seule eau dans ma main est ton cœur tout petit
Un petit cœur humain
Aussi doux qu’une ortie
Culture d’un sourire au bord de ton regard
Va délaisse-moi rire
Ma si froide œuvre d’art.
1970
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