On entend dire
« Si quelqu’un peut avec plaisir marcher en rang derrière une musique, je le méprise ; ce n’est que par erreur qu’il a reçu un cerveau, puisque la moelle épinière lui suffirait tout à fait. On devrait faire disparaître le plus rapidement possible cette honte de la civilisation. Avec quelle force je hais l’héroïsme sur commande, les voix de fait stupides et le patriotardisme détestable ! Combien ignoble et méprisable me paraît la guerre ! J’aimerais mieux me laisser couper en morceaux que de participer à une action aussi misérable ! Malgré cela, je pense tant de bien de l’humanité que je crois que ce fantôme aurait déjà depuis longtemps disparu, si le bon sens des peuples n’était pas systématiquement corrompu, au moyen de l’école et de la presse, par les intéressés du monde des affaires et du monde politique. » - Albert Einstein -
On entend dire encor la société n’y peut
Rien S’il y a des fous qui vivent près de nous
Personne n’en sait rien Nous prions à genoux
Ces gens qui nous assurent C’est le fait d’un dieu
Dieu hasard Dieu chrétien Vieux crétin Vieux bazar
Notre monde est un jardin où poussent les fleurs
Sous un ciel qui sur nous épuise pieux ses pleurs
Nous cache des soleils sous les nues de l’oubli
Il a tué parce qu’il n’aimait pas le bruit
N’a t’on jamais tué pour garder le silence
N’a t’on jamais compté tous ces fusils qui dansent
Entre ces mains qui au partage se préparent
Celui d’un peu de ciel celui d’un peu de terre
Celui d’un peu de sang celui d’un peu de morts
Celui d’un peu d’amour celui d’un lingot d’or
Celui d’un peu de larmes celui d’un peu d’air
Du droit de respirer j’obtiens condamnation
De peuples d’Amérique et de peuples d’Afrique
Après avoir mené ces gens à coups de trique
Voici que calmement nous tuons les nations
Ne faisons pas de bruit ce n’est que génocide
Les meurtriers sont nous et nous ne sommes fous
A moins que la folie il faut que je l’avoue
Soit du monde la chose la mieux partagée
Je croise dans les rues des personnes âgées
Mandant aux étudiants deux francs pour la soirée
Cette vision des rues en France évoluée
Montre que nous vivons sous le joug du stupide
Mais l’âge révolu est celui d’Occident
Où la blanche Albion devient vaisseau fantôme
Où l’homme ne sait plus vers où s’en vont les hommes
Où l’homme nie toujours qu’il causa l’accident
Mais quand retentiront l’appel à la curée
Roulements de tambours cris de joie des canons
Lequel des appelés osera dire non
Qui se fera tué pour que les guerres meurent
On trouvera encor des gens persuadés
De la nécessité de réduire le nombre
Pourquoi ces bien pensants ne rejoignent les ombres
Afin qu’en tout pays seule la paix demeure
Boutons hors de nos vies nos grands à l’unisson
Survivre ne sera jamais s’épanouir
Ne laissons pas notre avenir s’évanouir
Nous devons tous briser le vase de Soissons
Cette scène ancienne encombrée de décors
Interdit aux acteurs le moindre mouvement
La phrase déjà dite entre nos lèvres ment
Crions ! Et la propriété à droite alors !
Si j’ai écrit ces quelques vers c’est sans espoir
Depuis l’antiquité des hommes ont gravé
Des mots dessus l’histoire afin que soient sauvés
Des hommes incertains de voir venir le soir
L’histoire a retenu le nom de ces poètes
Oublieuse des chants Ecrire écrire encore
Pour que sonne l’alarme au milieu de ces corps
Le rire dissimule le lot des défaites.
1974
On entend dire encor la société n’y peut
Rien S’il y a des fous qui vivent près de nous
Personne n’en sait rien Nous prions à genoux
Ces gens qui nous assurent C’est le fait d’un dieu
Dieu hasard Dieu chrétien Vieux crétin Vieux bazar
Notre monde est un jardin où poussent les fleurs
Sous un ciel qui sur nous épuise pieux ses pleurs
Nous cache des soleils sous les nues de l’oubli
Il a tué parce qu’il n’aimait pas le bruit
N’a t’on jamais tué pour garder le silence
N’a t’on jamais compté tous ces fusils qui dansent
Entre ces mains qui au partage se préparent
Celui d’un peu de ciel celui d’un peu de terre
Celui d’un peu de sang celui d’un peu de morts
Celui d’un peu d’amour celui d’un lingot d’or
Celui d’un peu de larmes celui d’un peu d’air
Du droit de respirer j’obtiens condamnation
De peuples d’Amérique et de peuples d’Afrique
Après avoir mené ces gens à coups de trique
Voici que calmement nous tuons les nations
Ne faisons pas de bruit ce n’est que génocide
Les meurtriers sont nous et nous ne sommes fous
A moins que la folie il faut que je l’avoue
Soit du monde la chose la mieux partagée
Je croise dans les rues des personnes âgées
Mandant aux étudiants deux francs pour la soirée
Cette vision des rues en France évoluée
Montre que nous vivons sous le joug du stupide
Mais l’âge révolu est celui d’Occident
Où la blanche Albion devient vaisseau fantôme
Où l’homme ne sait plus vers où s’en vont les hommes
Où l’homme nie toujours qu’il causa l’accident
Mais quand retentiront l’appel à la curée
Roulements de tambours cris de joie des canons
Lequel des appelés osera dire non
Qui se fera tué pour que les guerres meurent
On trouvera encor des gens persuadés
De la nécessité de réduire le nombre
Pourquoi ces bien pensants ne rejoignent les ombres
Afin qu’en tout pays seule la paix demeure
Boutons hors de nos vies nos grands à l’unisson
Survivre ne sera jamais s’épanouir
Ne laissons pas notre avenir s’évanouir
Nous devons tous briser le vase de Soissons
Cette scène ancienne encombrée de décors
Interdit aux acteurs le moindre mouvement
La phrase déjà dite entre nos lèvres ment
Crions ! Et la propriété à droite alors !
Si j’ai écrit ces quelques vers c’est sans espoir
Depuis l’antiquité des hommes ont gravé
Des mots dessus l’histoire afin que soient sauvés
Des hommes incertains de voir venir le soir
L’histoire a retenu le nom de ces poètes
Oublieuse des chants Ecrire écrire encore
Pour que sonne l’alarme au milieu de ces corps
Le rire dissimule le lot des défaites.
1974
1 commentaire
Maud · le jeudi 4 novembre 2004 à 11:21
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