Semailles

Monsieur,
Le Poète, cultivateur de mots
Si vous saviez combien les vôtres firent germer de maux
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Car un cœur en friche, longtemps abandonné
Fait un terrain propice aux paroles semées à la volée.
Je ne sais par quel moyen elles ont pu y frayer un chemin
Mais toujours est-il, s'implantèrent dans le mien comme du grain
Monsieur,
Le Poète, panseur de maux
Si vous saviez combien de pages par des larmes furent arrosées
Avant que, par la grâce, de mon cœur ne s'effacent des mots
Laissant place aux vôtres pour mieux l'ensemencer.
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Car un cœur en friche, longtemps abandonné
Ressentira toujours le besoin de se savoir aimé
Monsieur,
Le Poète, prestidigitateur de mots
Si vous saviez la confusion que semèrent vos tours
La réalité ayant été masquée par de jolis émaux
De votre belle plume ne sortirent que désillusions.
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Désormais le cœur en friche, longtemps abandonné
Reprend vaillamment son labeur sans se fier aux illusions.
Par lui, seuls les mots semés et cultivés pour de vrai
Fleuriront sans trucage, ni artifices; en toute simplicité.
Ivydall 11 06 14
Le Poète, cultivateur de mots
Si vous saviez combien les vôtres firent germer de maux
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Car un cœur en friche, longtemps abandonné
Fait un terrain propice aux paroles semées à la volée.
Je ne sais par quel moyen elles ont pu y frayer un chemin
Mais toujours est-il, s'implantèrent dans le mien comme du grain
Monsieur,
Le Poète, panseur de maux
Si vous saviez combien de pages par des larmes furent arrosées
Avant que, par la grâce, de mon cœur ne s'effacent des mots
Laissant place aux vôtres pour mieux l'ensemencer.
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Car un cœur en friche, longtemps abandonné
Ressentira toujours le besoin de se savoir aimé
Monsieur,
Le Poète, prestidigitateur de mots
Si vous saviez la confusion que semèrent vos tours
La réalité ayant été masquée par de jolis émaux
De votre belle plume ne sortirent que désillusions.
Mais rassurez-vous, aucun blâme ne vous est imputé
Désormais le cœur en friche, longtemps abandonné
Reprend vaillamment son labeur sans se fier aux illusions.
Par lui, seuls les mots semés et cultivés pour de vrai
Fleuriront sans trucage, ni artifices; en toute simplicité.
Ivydall 11 06 14
12 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 26 août 2014 à 13:16
A nous de faire le bilan, sans juger, soi-même et les autres;
Tu conclus ton poème en disant que les mots fleuriront sans trucage, en toute simplicité. De la lucidité, c'est ce qu'il faut à chacun pour conduire sa vie.
Alors, je ne peux m'empêcher de terminer mon com' par les premiers vers de Kipling, tirés de IF :
"If you can keep your head when all about you,
Are losing theirs and blaming it on you/
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good or talk too wise".
Amitiés et bisous Ivy. A très bientôt. Philip.
Ivy · le mardi 26 août 2014 à 14:16
Tu as trouvé le mot juste qui manquait et qui aurait pu remplacer 'simplicité'...Lucidité !
A user et en abuser à chaque étape de notre existence; car on récolte ce qu'on sème !
Merci pour ces vers de Kipling.
En compliment, en voici du livre des Proverbes:
"We must not faint under an affliction, be it ever so heavy and long, not be driven to despair, or use wrong means for relief."
So long !
Bisous
domidom · le mardi 26 août 2014 à 17:39
(Cultivateur de mots, penseur de mots, etc...etc...les mots que l'on sèment à la volée, n'ont pas toujours les effets espérés, trop de mots peuvent devenir préjudiciables....
Je ne suis pas d'accord avec le proverbe, (on récolte ce que l'on sème), il faut si peu de chose pour faire pousser l'ivraie et détruire une récolte...
Bisous, Domie...
cerise · le mardi 26 août 2014 à 18:04
Très agréable à lire de part sa forme, son originalité et son côté positif.
Douce fin de journée...sourire
Béatrice
Ivy · le mardi 26 août 2014 à 22:06
Cela fait presque trois mois que j'ai écrit ce poème. Mais comme à chaque relecture, je trouvais des mots qui ne 'collaient' pas, je l'ai mis de côté avant d'avoir des maux de tête ! (rire). J'ai vu que j'avais tout de même fait un lapsus en écrivant panseur de 'MOTS' au lieu de panseur de 'MAUX'. ( panser les plaies) C'est peut-être pour cela que le correcteur voulait me mettre « penseur » comme toi dans ton commentaire. Remarque, ça aurait pu, puisque l'on 'pense' d'abord au mal avant de passer à l'acte. Ce qui n'est pas de tout le cas de "Monsieur" dans mon texte.
Quant au proverbe, 'on récolte ce que l'on sème', ici c'était plutôt dans le sens de l'autre; " qui sème le vent, recolte la tempête"
Encore le grand mystère de la complexité des mots !
Bisous
Au fait Philip, si tu repasses par ici, en faisant une vérification sur le net, je suis tombée sur une annonce de recrutement pour un PANSEUR au bloc opératoire d'une clinique près de chez toi.
Véridique !
Ivy · le mardi 26 août 2014 à 22:27
Bonne soirée et au plaisir de te lire
Amitiés
Lola · le mardi 26 août 2014 à 22:33
Rappeler à autrui qu'il a aussi ce devoir sans le blâmer, c'est une portion de ce parcours et une belle preuve de résistance.
BIZZZ !
Guy · le jeudi 28 août 2014 à 09:01
Si tu t'appelais Olivy
Je t'offrirais un doux rameau
Pour que la paix soit en ta vie
Et l'éloigner de tous les maux
Amitiés. Guy
Ivy · le jeudi 28 août 2014 à 20:18
Bizz
Ivy · le jeudi 28 août 2014 à 20:30
Hélas, je ne suis qu'une feuille de lierre
Je t'offre cependant un doux sourire !
Amitiés
Guy · le jeudi 4 septembre 2014 à 07:12
Merci Ivy
Ivy · le jeudi 4 septembre 2014 à 08:25
Si tu reprends ta machine à remonter le temps, tu verras d'autres textes du même style. J'ai du en écrire une trentaine environ.
Bonne journée !
Amitiés
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