L' Atelier de couture

Le bel inconnu arriva en ville
Élégamment vêtu, de belle prestance, aussi droit qu'un i
Bien sous toutes les coutures, comme on dit
Il avait des mots taillés sur mesure celui-ci
A habiller, en quelques croquis, le cœur de la petite Élise.
Suspendue à ses lèvres comme une aiguille au bout d’un fil
Elle rêvait de danser avec lui, et peut-être filer le parfait amour aussi
Un soir, dans sa jolie robe fleurie, taillée par ses mains habiles
Et chaussée d'une paire de souliers vernis sans talons aiguille
Elle se rendit seule au bal sur la place de la Mairie
Il avait promis que ce soir là il serait dans le coin
Mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin
Car à l’endroit convenu, où elle ne put s'approcher que de loin
Un attroupement de poulardes gloussaient comme des dindes
Et au milieu du tintamarre, comme coq en pâte, le vilain canard.
Du fil en aiguille le scénario s’éclaircit
Et la pauvre Élise, complètement décousue, fut piquée à vif.
Gentilles demoiselles, première leçon de couture, mais pas la moindre,
Prudence toujours, l’habit ne fait pas le moine !
Ivydall © IFW128
11-01-09
Suite aux commentaires, toujours aussi humoristiques, de Claude, sur
"Au bout du fil", j'ai eu envie de remonter ce poème.
Élégamment vêtu, de belle prestance, aussi droit qu'un i
Bien sous toutes les coutures, comme on dit
Il avait des mots taillés sur mesure celui-ci
A habiller, en quelques croquis, le cœur de la petite Élise.
Suspendue à ses lèvres comme une aiguille au bout d’un fil
Elle rêvait de danser avec lui, et peut-être filer le parfait amour aussi
Un soir, dans sa jolie robe fleurie, taillée par ses mains habiles
Et chaussée d'une paire de souliers vernis sans talons aiguille
Elle se rendit seule au bal sur la place de la Mairie
Il avait promis que ce soir là il serait dans le coin
Mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin
Car à l’endroit convenu, où elle ne put s'approcher que de loin
Un attroupement de poulardes gloussaient comme des dindes
Et au milieu du tintamarre, comme coq en pâte, le vilain canard.
Du fil en aiguille le scénario s’éclaircit
Et la pauvre Élise, complètement décousue, fut piquée à vif.
Gentilles demoiselles, première leçon de couture, mais pas la moindre,
Prudence toujours, l’habit ne fait pas le moine !
Ivydall © IFW128
11-01-09
Suite aux commentaires, toujours aussi humoristiques, de Claude, sur
"Au bout du fil", j'ai eu envie de remonter ce poème.
10 commentaires
imparfaitlibre · le jeudi 10 mars 2011 à 22:08
bises ma chère Ivy.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
worrell02 · le jeudi 10 mars 2011 à 22:37
Il était caché sous une termitière, mais le coq n'était sans doute pas à leur goût! rire!
Bises
http://www.mespoemes.net/worrell02
claude · le jeudi 10 mars 2011 à 22:40
worrell02 · le jeudi 10 mars 2011 à 23:25
Tu pourras te promener dans la basse cour, en chantant fièrement Coco rico!!rires!
http://www.mespoemes.net/worrell02
AFF · le vendredi 11 mars 2011 à 09:08
Quel plaisir de vous lire, et ce texte est si vrai.
Pauvre Elise,finir sur la paille .Elle qui croyait avoir trouvé son "beau coq" et bien voilà maintenant, PAUVRE COQ:" si pauvres sont ces courreurs de jupon."
Dans tous les cas, revanche sera faite telle la réalité.Soit, Elise s'en sortira point le coq.
J'ai été épaté par la relation entre l'image (coq) fil en aiguille toute cette corrélation.
Bravo c'est un plaisir de vous lire
Amitiés
AFF
domidom · le vendredi 11 mars 2011 à 09:26
Pauvre petite Elise, encore un coeur meurtri...
En tous les cas cette poésie est un bain de fraîcheur...
A bientôt et bonne journée à toi...
Amitiés...Domie...
yaya40 · le vendredi 11 mars 2011 à 09:42
Amitiés
Goug · le vendredi 11 mars 2011 à 12:56
j'avais déja lut ce poème auparavent mais la photo resselle d'un interessant mélange de couleur du plumage et semble-t-il réaliste...à suivre peut-etre,
Allez bonne journée et bises.
http://www.mespoemes.net/myworld/
Loïc · le vendredi 11 mars 2011 à 20:54
Bien vue en effet, la photo !
Amitiés
worrell02 · le lundi 14 mars 2011 à 10:21
Désolée pour le retard!
"Il faut affronter la réalité avec une pointe d'humour ; autrement, on passe à côté." Lawrence Durrell
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.