J’ai dans la tete des locataires
J’ai dans la tête des locataires
Des parasites vagabonds
Intrus aux tristes manières
Ils étouffent ce qui est bon
leurs mots se bousculent en écho
Aux douleurs qui plient le ventre
Tordent les chaires qui toujours trop
Se croient dans le monde être le centre
A ces assauts l’homme se pli
cette forteresse de paille
un genou à terre il supplie
cache ses yeux et défaille
Le chêne trop fier défit les vents
disperse son ombre alentour
L’insecte profite avidement
Et pour son hôte attend le jour
Il s’insinue alors dans son coeur
Dans le bois tendre vierge de peurs
L’insecte creuse , mange l’écorce
Et fait une orgie de sa force
l’arbre faiblit souffre et se pli
docile comme un fétu de paille
son ombre fuit et lui aussi
vaincu sans réelle bataille
j’ai dans la tete des locataires
des insectes vagabonds
qui creusent des paradis pervers
dans le velours de ma raison
tous ces nuisibles rampants
que je méprise de ma sève
je les écrase avec mon gland
qui lui toujours se relève
l’espoir et le renouveau
sont fils du fruit et de la graine
dans le pollen dont l’acte si beau
fait l’amour plus fort que la haine
Des parasites vagabonds
Intrus aux tristes manières
Ils étouffent ce qui est bon
leurs mots se bousculent en écho
Aux douleurs qui plient le ventre
Tordent les chaires qui toujours trop
Se croient dans le monde être le centre
A ces assauts l’homme se pli
cette forteresse de paille
un genou à terre il supplie
cache ses yeux et défaille
Le chêne trop fier défit les vents
disperse son ombre alentour
L’insecte profite avidement
Et pour son hôte attend le jour
Il s’insinue alors dans son coeur
Dans le bois tendre vierge de peurs
L’insecte creuse , mange l’écorce
Et fait une orgie de sa force
l’arbre faiblit souffre et se pli
docile comme un fétu de paille
son ombre fuit et lui aussi
vaincu sans réelle bataille
j’ai dans la tete des locataires
des insectes vagabonds
qui creusent des paradis pervers
dans le velours de ma raison
tous ces nuisibles rampants
que je méprise de ma sève
je les écrase avec mon gland
qui lui toujours se relève
l’espoir et le renouveau
sont fils du fruit et de la graine
dans le pollen dont l’acte si beau
fait l’amour plus fort que la haine
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