LE POETE
Dans les feuillures du temps
et les vestiges
de l'enfance
sur un chemin parsemé
de cailloux blancs
et de passion
lutte invisible de la volonté
et du détachement
de l'exaltation et de l'intuition
cascade vulnérable
mélodie primordiale
ténébreuse ou cristalline
source crépitante ou frémissante
naissance palpitante ou
éclosion élégiaque
avènement patiemment sculpté
ou naissance impromptue
éternelle fugacité
grimoire fragilement dansant serpentant entre ombre et lumière, nature et pensée ***
oriflamme de l'esprit
poudroiement de la joie
dans la cendre des parchemins
quête à mains nues
douce haleine de l'âme
dans les sillons de papier
feuilles gaiement bruissantes à l'écriture
mélancoliquement silencieuses
jusqu'à la lecture
main consciencieuse
conscience enchantée
insatisfaction souhaitée
monde indicible
message de sa beauté
traduit par le poète
et les vestiges
de l'enfance
sur un chemin parsemé
de cailloux blancs
et de passion
lutte invisible de la volonté
et du détachement
de l'exaltation et de l'intuition
cascade vulnérable
mélodie primordiale
ténébreuse ou cristalline
source crépitante ou frémissante
naissance palpitante ou
éclosion élégiaque
avènement patiemment sculpté
ou naissance impromptue
éternelle fugacité
grimoire fragilement dansant serpentant entre ombre et lumière, nature et pensée ***
oriflamme de l'esprit
poudroiement de la joie
dans la cendre des parchemins
quête à mains nues
douce haleine de l'âme
dans les sillons de papier
feuilles gaiement bruissantes à l'écriture
mélancoliquement silencieuses
jusqu'à la lecture
main consciencieuse
conscience enchantée
insatisfaction souhaitée
monde indicible
message de sa beauté
traduit par le poète
8 commentaires
yanrevesud · le mardi 1 décembre 2015 à 00:35
guillaume · le mardi 1 décembre 2015 à 02:04
bartkley · le mardi 1 décembre 2015 à 07:54
Les deux premiers tercets font office d'introduction à une énumération de ce qu'est la poésie et le travail qu'elle demande au poète. La poésie est certainement ce qu'il y a de plus dur à définir et l'on peut certainement traiter les poètes de tout sauf de fainéants !
Le problème de l'énumération c'est que cela peut vite faire langage télégramme ou langage d'acrostiche mais c'est difficile de faire autrement et vos définitions sont suffisamment intéressantes pour tenir le lecteur (en voilà une autre difficulté pour le poète mais vous y faites allusion je crois).
Je vais me permettre un avis:j'aurais attaché au dernier vers du sixième tercet le premier du septième « grimoire fragilement dansant serpentant entre ombre et lumière » ; ce long vers, se trouvant pratiquement au milieu du poème, aurait donné l'image du serpent !
Pour rester sur ce septième tercet , j'ai souris à «mariage de la nature et de la pensée ainsi celui de l'esprit et de la poésie » ça m'a fait penser à cette phrase dans la nouvelle « Le manuel du mariage » ("Les contes du Far west" ) de O.Henry : « expliquer l'instinct de la philosophie par l'art de la nature » et c'est une de mes définitions préférées.
Bonne journée !
(J'espère avoir été assez indulgent!)
domidom · le mardi 1 décembre 2015 à 11:15
Merci pour cette superbe définition du travail créatif du poète..
A plus, Domie...
yanrevesud · le mardi 1 décembre 2015 à 13:22
Yves
fokoua jean carlos · le mardi 1 décembre 2015 à 18:26
Ne dit-on point que la poésie c'est le langage des dieux ? Elle se doit donc de mériter cette définition.
Salutations poétiques.
J-C
yanrevesud · le mardi 1 décembre 2015 à 21:42
Clin d'oeil humoristique et... poétique
Yves
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 3 décembre 2015 à 08:43
Me voici avec un peu de retard sur ton poème.
Je pourrai m'arrêter sur chaque mot, bien sûr, dans mon commentaire. Mais je vais volontairement me limiter à quelques-uns :
"Haleine de l'âme". Formulation particulièrement intéressante. Immédiatement, je me suis dit "j'aurais peut-être écrit : souffle de l'âme". Mais si tu as écrit "haleine", tu devais avoir une raison. Le souffle symbolise la vie, l'haleine, ma foi, est peut-être un message du corps qui vie, c'est différent.
Le troisième tercet est particulièrement intéressant. Il rassemble l'intuition, la volonté, le détachement et l'exaltation. C'EST PEU ETRE CA LA POESIE, tout à la fois ? Une élévation. D'ailleurs, j'aime souvent citer au passage qu'exaltation vient de sa racine "ex altus", c'est à dire "s'élever".
Tu termines par l'indicible. Et dans la poésie, à un moment les mots s'effacent, pour laisser place à quelque chose de plus fort. De plus métaphysique ?
Je te souhaite une très bonne journée.
Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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