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des rimes sinon rien

Le noel des rats

Le samedi 7 mars 2015 à 22:39, posté par zaza · 104 lectures

A Noel,Gontran d'Eville
rat en tous points bien-pensant
convia en un lieu tranquille
enfants et petits -enfants.
Ce rat de haute lignée
et très imbu de son rang
avait une épine au pied
son gendre était rat des champs!

Car ,folle erreur de jeunesse,
sa fille unique,traitresse
d'un gueux s'était entiché
et lui avait imposé.
la donzelle de surcroit
non contente de son choix
avait en fort peu d'années
trois surmulots enfanté!

Gontran trouvait affligeant
de voir périr son lignage
car malgré un beau mariage
son fils n'avait point d'enfants
Donc en taisant sa rancœur
attablé parmi les siens
Il supporte avec ardeur
le chahut des trois vauriens.

Dédé le gendre,rote et pète
sans aucune retenue
gâchant de ce fait la fête
mais fi donc du parvenu!
Voici qu'on porte la bûche
le supplice va prendre fin
S'il survient quelqu'autre embûche
il ne répond plus de rien.

C'est alors que Charles-Henri
Par son père tant chéri
;dissimulant son émoi
dit d'une petite voix:
"Mère et père,je suis navré
mais je ne peux plus me taire
Mes paroles vont vous peiner
A qui donc pourraient elles plaire?
si Claire-Marie et moi
n'avons pas eu de petits
C'est je vous l'avoue ,ma foi
Que je déserte son lit!
depuis toujours je n'ai goût
Puissiez vous me pardonnez,
que pour un beau rat d'égout
Mon amant ,mon bien aimé"

Imaginez la stupeur
qui s'abat sur l'assemblée
Portant la main à son cœur
Gontran peine à respirer
Quoi!,le fier nom de d'Eville
va donc s'éteindre sous peu?
Il gît prostré,immobile
apelle la mort de ses vœux.

A petits pas la compagnie
raflant les restes du festin
quitte peu à peu le logis
la tête lourde,le ventre plein

"Parents qui faites des projets
pour la suite de votre maison
n'attendez de vos héritiers
que cruelles désillusions!"
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4 commentaires

rivaudais · le samedi 7 mars 2015 à 23:47

Amusant, sympa et bien écrit, voici un poème qui a tout de la fable. Bon moment d'une lecture à retenir et ont la morale est tout à fait juste.

quercylibre melifica · le dimanche 8 mars 2015 à 00:36

Bonjour.
Bien souvent de guerre lasse
lorsque mes idées m'ont quittées
et que ma muse c'est absentée
c'est sur la vraie vie que je passe

ainsi n'en déplaise à l' une
parlant au nom des autres
Je place sous le chinchila
la vraie peau des "matous-voilà"
Comme ce cher La fontaine
D'où ne coulent que maintes vérités
Quand je regarde l'onde pure
je vois sous la bure buridan
les oreilles bien en avant.
Que diable je n'en ai cure
de tous ces ânes ci-devant
qui reculent en avançant.
C'est du décousu j'en conviens mais je suis de tout coeur avec vous pour cette leçon du merle qui siffle à grand renfort vers son petit qui volent de tous ses efforts hors de son nid et vie sa vie!
Votre poème lui est très beau et bien ficellé!

imparfaitlibre · le dimanche 8 mars 2015 à 10:50

Une sympathique petite famille dont le "paraître" finalement arrange tout le monde puisque le jour où l'un deux révèle son véritable "être", il provoque un cataclysme!!!
Mais tu as raison dans ta morale, il ne faut jamais attendre des autres ce qu'on aimerait qui soit car la vie de chacun lui appartient.
Merci pour ce moment de vérité.
Amicalement
mespoemes.net//imparfaitlibre

zaza5400 · le dimanche 8 mars 2015 à 22:56

merci de vos commentaires.J'aime beaucoup les fables,et celles de Lafontaine en particulier,superbe moyen de faire passer des messages par le biais de l'humour

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