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Les poèmes de zygg

Clos

Le vendredi 17 février 2012 à 15:18, posté par zygg · 124 lectures

Tu étais si beau mon amour, quand tu traversais l’aurore, celle qui venait se précipiter dans l’écume pour y mourir, quand tu foulais des nuits en fuites, la grave beauté d’une lune qui neige et flambe, qui ne s’arrête jamais de bruler puisque elle doit ressembler à un soleil qui s’éteint. Ces choses je les avais créés juste pour toi, pour que tu puisses venir t’y reposer. Mon pauvre capitaine vous aviez raison de ne pas m’écouter, moi par contre j’aurais dû vous entendre un peu mieux, je ne suis qu’un désordre c’est vous qui aviez raison. Je ne suis qu’une chose absurde dont on se lasse vite, vous auriez fini par vous lasser vous aussi. Je disparais mon amour, parce que vous m’avez regardé, vous m’avez vu. Vous avez vu ces yeux transparents, ceux qui reflètent une âme qui ne sera jamais à la hauteur de la vôtre. J’ai essayé d’être grande, je vous ai aimé du plus fort que j’ai pu, pendant un instant je me suis sentie capable d’amour. Je peux te dire maintenant que je t’ai réellement adoré, tellement que ça m’a fait mal. Tu me détesteras. Pourquoi m’avoir regardé, que voulais-tu y voir, à quoi t’attendais-tu. Si ce n’est nous faire mourir tous les deux, tu avais peut être raison au bout du compte, seulement c’est moi qui vais mourir, tu ne pourras jamais plus me revoir et moi jamais plus t’aimer. Adieu mon soldat vous avez essayé de me faire comprendre ce qu’était vivre, mais je n’en suis pas capable pas si j’aime. Vous étiez si beau quand vous m’aimiez…. Sans nous regarder nous aurions pu être heureux… J’aurais pu vivre rien qu’en touchant votre ventre, en serrant votre poitrine, habiter un songe cousu par nous deux, qu’il soit fragile et faux n’avait aucune importance… Vous m’aimiez trop mon pauvre amour.
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