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POÈMES À LA SUITE
XIX
L' ULTIME AURORE
Arrivé presque au bout de ton chemin de vie,
Tu frémis en pensant, qu'hélas, tout se finit.
Cette idée te poursuit, aussi bien s’achemine
Vers le tout dernier saut qui clôt la pantomime.
Tu pénètres La Nuit des profondes Ténèbres,
Et mesures ta peur des Abysses funèbres !
Ton pas va, hésitant, et ton âme apeurée
Se désespère fort et trouble ta pensée.
Tu as vécu cent fois, pleuré toutes tes peines,
Connu des jours heureux, joies pures et sereines.
Tu vis ton dernier jour et ton ultime aurore,
Entends le dernier chant du coq au soleil d’or.
Ta paupière lasse, appesantie, mi-close,
Tressaille au rayon chaud qui vit fleurir la Rose,
Et tu emporteras sous ton masque livide
Le souvenir charmant d'un doux baiser candide.
M.A.B.M.
Page 23
Cannes le 20 Décembre 2012
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