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POÈMES À LA SUITE
XLVII
MATINAL CRÉPUSCULE
Les oiseaux s’éveillaient. D’abord plaintivement.
Or, la Nuit s’obstinait à traîner, mollement.
On l'eût dite hésitante à soulever les voiles
De son ample manteau encor piqué d’étoiles.
Une écharpe de brume à l’Est, s’évaporait,
L’Aurore, tremblante, doucement émergeait.
Le chant d'un coq creva l’air frais bleuté et rose,
Qui peu à peu jaillit en une apothéose.
Les discrets oisillons s’enhardissaient l’un l’autre,
En doux piaillements, réclamant grains d’épeautre.
Le Jour naissait enfin au rythme des secondes,
Et la Nuit s’enfuyait aux bords des Nouveaux Mondes.
Page 51
Cannes le 22 Avril 2013
M.A.B.M.
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