|
MÉLANCOLIES
IV
DÉLIVRANCE
Appelée de mes vœux, ô toi, Mort salvatrice,
Lorsque tu paraîtras, grande et dévastatrice,
Cajolée si longtemps, Toi, la peu empressée,
Bien vite alors prendrai ta main noire et glacée. .
J’emprunterai enfin le chemin des délices,
Oubliant le calvaire aux infâmes supplices
Des trop longues années emprisonnant mon cœur,
Pour le voyage où pleurs riment avec bonheur.
Tu lèveras alors la pierre du tombeau
Qui enserrait son corps dans un roide manteau.
Et Il s’avancera, rayonnant de Lumière,
Pour m’emmener, là-haut, dans l’Éternité Mère,
Nos regards emmêlés, nos yeux émerveillés,
Nos mains unies enfin, promptes aux voluptés,
Caressant de concert nos âmes et nos cœurs,
Dans l’Éther vaporeux des infinis bonheurs.
Page 5
Cannes, le 14 Octobre 2007
M.A.B.M.
Droits Réservés
|