|
MÉLANCOLIES
XIV
NORTH AFRICA MEMORY
Cette tiédeur du soir frôle les longues palmes,
Balançant mollement des palmiers la prestance,
D’une douce amplitude ébauchant une danse,
En un ballet secret ondoyant leurs fronts calmes.
Arrimant bien leurs pieds dans la silice blonde,
Ils poussent leur chemin dans l’eau vive féconde,
Leurs racines plongeant dans les graviers de l’onde,
Roulant en chapelets se bousculant en ronde.
Belle eau nourricière en printemps, et l’air pur,
Donnent à l’oasis sa verdure tranquille.
Et quand l’ombreuse palme, en garde de l’azur,
Ses grappes serrées de fleurs fardées en jonquille,
Elle offre à l’œil mi-clos les éclats vifs vermeils
Des pistils et pollens régalant les abeilles,
Des dattes en promesse, et douceurs sans pareilles
Des coloris subtils des ambres et des miels.
Page 16
Cannes, le 13 Février 2008
M.A.B.M.
Droits Réservés
|