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POÈMES AJOUTÉS
VIII
SOLEIL
Le Ciel entier vibrait autour de ce Soleil,
Large disque cuivré d’un éclat nonpareil,
Ondoyant, ondulant, comme blé sous le vent,
D’un long frisson tiède et tout évanescent,
Parsemant d’éclats vifs, sur une plage étale,
Des poussières dorées, s’égayant sur l’opale
D'un sable en agonie, élançant comme dague
Les dunes s’affalant pour mourir à la vague.
Des entières mers qui étaient disparues,
Leur sable avait gardé, les ayant toutes bues,
Des bribes oubliées, ô Temps, lointaine histoire,
Coquillages, coraux, dans un grand purgatoire
D'où affleurent parfois, quelques Roses des sables,
Ces miracles du Temps, beautés inconcevables,
Que l’aride Désert, dans son horizon bleu,
Remonte vers le ciel, ces joyaux, jusqu’à Dieu.
Et les dunes encor, sous brises d’Orient,
D’une marche forcée, éprises d’Océan,
Sur la grève arrivaient pour s’y fondre aux confins,
Mêlant sables au sable, et pour la fin des fins.
Page 9
Le 6 Avril 2014
M.A.B.M.
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