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POÈMES À LA SUITE
LV
FÉLIN
Je perçois dans ton œil un fluide d’ambre jaune
Qui luit tout doucement à l’ombre de tes cils.
L’ennui fige parfois ton miaulement de faune
Que souligne en ton cœur, la quête pour l’exil.
En voyage tu pars, loin de notre hémisphère,
Charmer ange ou démon. Le saurai-je jamais ?
Et, lorsque revenu sur notre pauvre sphère,
Tu te trouves égaré, comme tu t’éveillais.
Tu daigneras alors, t’approcher de ma main,
Exigeant la caresse offerte tant de fois,
Puis, tu ronronneras d’un plaisir souverain,
Vautré sur le sofa, la griffe en tapinois.
Page 59
Le 08 Juin 2013
M.A.B.M.
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