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POÈMES AJOUTÉS
XII
SAISONS
J’ai toujours préféré l’Été au triste Hiver
Qui pleure sur la Terre et fait craindre l’enfer
D'orages en cortège exhalant leurs tristesses
Qui vous plombent l’Espoir et toutes allégresses.
Mais le Printemps a de bien plus jolis atouts.
Le ciel bleu s’éclaircit, l’air ô combien plus doux!
Les arbres en bourgeons exploser dans les bois,
Et les herbes des cours apporter de la joie,
Celle, guillerette et ferment de nos cœurs,
Nous faisant, la vie voir, avec d’autres couleurs.
Les sons, en grande part, se découvrent joyeux
Et chantent, transportés, doucement et soyeux
Telle une écharpe en soie, ondulante et friponne
Qui se laisse griser, et enfin s’abandonne,
Accompagnant les piaillements des oiseaux,
Ribambelles nichant tout en haut des bouleaux.
L’Été, convenez-en, a ses charmes aussi,
Mais sans trop de chaleur, qui parfois dure ici!
Un soleil pur et franc, mais sans trop de rayons,
Qui réchauffe le corps et chasse les frissons.
Un soleil apportant à la mer sa brillance,
Aux arbres de l’ombrage, à la source éloquence.
Un soleil qui réjouit, un soleil qui console,
Somme toute un soleil nous offrant large obole,
Sans Nature brûler ni ruisseaux assécher,
Un astre bienfaisant qui sait nous aguicher.
Mais voilà que j’allais oublier de l’Automne,
Ma plus belle saison, celle que j’affectionne,
Et ce, par-dessus tout, lorsque j’y pense encore,
Me submerge un frisson quand je me remémore
La douceur des moments de nos si beaux Automnes,
De ravissants instants, luxueux, non atones,
Où l’air tiède portait le parfum doux des mousses,
S’attachant au bois mort aux pieds des souches rousses.
Explosant la futaie. Les feuilles mordorées
Languissamment tombaient, légères éthérées,
Recouvrant peu à peu le sentier qui perdait
Limites et contours, et la place laissait.
Alors, m’étourdissant sur cette toison d’or,
De mon bottillon noir labourais ce décor
D'un matelas rouillé, tout bruissant de feuillages
Qu’allumait un Soleil de ses feux tout en rages,
D’un or roux chatoyant incitant mon envie
Pour ce Ciel empourpré d’une lente agonie.
Pages 13 & 14
Cannes, le 9 Mai 2014
M.A.B.M.
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