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POÈMES À LA SUITE
XXXIX
TES MAINS
Tes mains, mon cher trésor, exprimaient l’élégance.
Leur dessin délié leur donnait de la race
Mais non au détriment de la force et la grâce.
Nulle chevalière ne venait, dans l’outrance,
Asservir et signer l’empreinte d’une caste.
Elles aimaient me parer de précieux bijoux,
Ou poser un bouquet de fleurs sur mes genoux,
Et tout s’illuminait comme un soir de grand faste.
De la moindre chose s'inquiétaient en doux soins,
Qu’expertes en cela, savaient tous les plaisirs,
À l'envie prévenir le moindre des désirs,
Joyeuses pour toujours, et libres en tous points.
Dispendieuses en diable et riches de caresses,
Avec douceur guidaient ma tête vers ton cœur,
Pour un étourdissant et suprême bonheur,
Dans l’ivresse infinie aux éclats d’allégresses.
Et ton œil me couvrait d’amour et de tendresse,
Tes lèvres, comme l’Ange, esquissaient un sourire,
Et tu devenais l’Ange, et j’osais un soupir ...
Le païen, le divin se mêlaient dans l’ivresse.
Je savais que nos doux sentiments fusionnels,
N’étaient l’apanage de rêves fictionnels.
Et dans la ronde de ce vertige d’amour,
Il me semblait mourir un peu plus chaque jour.
Page 42
Cannes, le 02 Avril 2013
M.A.B.M.
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