Mélancolies

 

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Mon Espérance

le lundi 29 décembre 2014, à 07:59. Posté par Micheline


POÈMES AJOUTÉS


XXII


MON ESPÉRANCE



Je me tiens immobile, au pied de mon calvaire.
Poudroie la route au loin. Je ne sens rien venir

Qu’un vent sec et brûlant, messager de poussière.
L’air est vide de son, muet, sans avenir.

Aucune mélodie n’enchante mon oreille.
Aujourd’hui comme hier, et peut-être demain,

Sereine me sera la solitude vieille.
Patience me faudra pour voir venir enfin

L’esquisse d’une forme en mon cœur qui dénombre,
Tous les espoirs en ta promesse que je crois,

De m’offrir le bonheur d’apercevoir ton ombre,
Dans la mélancolie d’un beau jour qui décroît.


Page 25
Cannes, le 23 Décembre 2014

M.A.B.M.
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commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
louis le lundi 29 décembre 2014, à 10:22
Belle lecture pleine de nostalgie.
Amitiés. Richard.

Micheline 1940 le lundi 29 décembre 2014, à 15:41
Merci cher Richard de votre amical commentaire.
Bien à vous, Micheline.

Argentalet le lundi 29 décembre 2014, à 16:14
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 29 décembre 2014, à 19:32
Ma chère Micheline,
Merci pour cet écris émouvant et délicat comme toujours.
Les deux derniers vers, conclusifs m'ont ému. Comme le reste du poème d'ailleurs. Oui, l'espérance n'a parfois pas de forme ou de visage. Et parfois ces visages aimés qui ne sont plus là MAIS VIVANT A JAMAIS DANS LE COEUR, sont Espérance ! Difficile à expliquer, hein ? Entendre une voix chérie en fermant les yeux, voir une silhouette aimée à travers la chanson du vent, où le chant d'un oiseau. Ce sont de petits moment d'éternité, de tous petits moments, qui reviennent, quoi que nous fussions, quelles que fussent nos fautes, nos émois, nos erreurs, nos passions. Mais ces ombres fugaces ne peuvent être présentes à notre coeur que dans......"la mélancolie d'un beau jour qui décroit". Comme c'est beau ce que tu/vous as(vez) écrit, Micheline, je le redis. L'écrin d'un jour qui meurt pour renaître au lendemain est le plus beau théâtre des ombres revenues. Avec oute ma sincère amitié, chère Micheline. En te/vous priant de m'excuser si par la forme par trop romantique de mes commentaires je venais à ravivez chez vous de la triste nostalgie. Philip.

Guy le lundi 29 décembre 2014, à 20:51
Micheline, vos vers sont à la fois délicats et profonds de sens :
"L’air est vide de son, muet, sans avenir."
Vous savez si bien nous transmettre votre émotion.
Merci. Amitiés

domidom le lundi 29 décembre 2014, à 22:11
(Transmettre les émotions)...
c'est ça, posséder un grand talent, et vous n'en manquait point ma chère Micheline, vos poèmes ont ce privilège de nous transporter, à la fois, loin de tout et proche de vous....
Amitiés, Domie...

Micheline 1940 le mardi 30 décembre 2014, à 01:24
Vous me gâtez vraiment chère Domie, et je me sens émue de toutes les grâces que vous m'accordez !
Bien amicalement, Micheline.

Micheline 1940 le mardi 30 décembre 2014, à 01:29
Et vous, ami Guy, toujours sur mon métier venez y inclure quelques beaux fils dorés ... Merci de votre persévérance à venir me lire et me dire votre émotion ...
Amicalement, Micheline.

José le mardi 30 décembre 2014, à 11:47
C'est vraiment superbe...
L'entame du poème, figée dans le passé et le doute, semble dénier à la vie son sens.
Pourtant la seconde partie, remise en marche vers l'avenir, prend conscience de sa liberté et s'autorise l'espérance...
Même si "le jour décroit", il n'est jamais trop tard pour la confiance.
Amitiés.

Micheline 1940 le mardi 30 décembre 2014, à 20:54
Bonsoir José,
Votre étude de texte m'enchante, et je vous suis reconnaissante de m'avoir livré votre réflexion avec autant de sincérité. Je profite de la proximité de la date, pour vous souhaiter une très excellente année 2015.
Bien amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le jeudi 08 janvier 2015, à 04:16
Pardonnez-moi Philippe de vous avoir oublié ! Ce me fut grande tristesse en découvrant ce fait, et m'en repens du plus profond de mon cœur. Je fais pourtant toujours bien attention à n'oublier aucun des poètes qui me lisent et m'écrivent ... Il se peut que ce jour était particulièrement teinté de désespoir, et qu'en reprenant le courrier j'ai obéré votre si gentil commentaire ! J'ai particulièrement adoré votre écrit " L'écrin d'un jour qui meurt pour renaître au lendemain est le plus beau théâtre des ombres revenues. " Cette phrase est vraiment superbe, Philippe, et je vous remercie de me l'avoir adressée ! Bonne et douce nuit, cher ami, et peut-être à demain pour me dire que vous ne m'en voulez pas ??? Bien amicalement,
Micheline.

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