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Vertiges

le mardi 14 juillet 2015, à 15:19. Posté par Micheline


POÈMES AJOUTÉS


LVII


VERTIGES


Mon esprit est toujours par le vertige hanté !
Celui des larges Cieux aux infinies étoiles,
Qui suivit ce vaisseau, perdu, désenchanté,
Puis noyé dans l’Abysse aux gouffres des grands-voiles.

Pour les Indes parti, tel navire amiral
Tout chargé d’or s’en vient des bords des Amériques,
Pointant l’étrave à l’Est il rêve d’un canal
Qui le porterait droit aux côtes Cantabriques.

Au surplomb de la Fosse il frémit en songeant
Aux Caravelles malchanceuses face à l'Hydre,
Démembrées et gisant, leurs voiles ondoyant,
Paraissent se résoudre aux Temps de la clepsydre.

Ô lustres à subir pour combler cette trêve !
Le Temps leur est offert ! Heures à réfléchir,
Sans le moindre pareil pour insuffler le rêve,
Leur désir n'est pourtant d’encor s’en affranchir...

Elles se racontent les soleils des Antilles,
Les nuages poser de l’ombre à leurs trois mâts …
Maintenant les poissons jouent dans leurs écoutilles,
Les ancres flouées là subissent les climats.

Se hissant au plus creux de la houle traîtresse,
Malgré l’épaisseur d’eau celle-ci livrera
En épousant la vague amoureuse maîtresse,
Le cri du goéland que le vent portera.

Les hommes de la mer ont même sépulture,
Des sables se mouvant aux gouffres des soupirs,
Et ces marins pleurant telle villégiature
Ne pourront plus combler leurs plus simples désirs..


Cannes le 30 Juin 2015
Page 65

M.A.B.M.
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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
Pierre le mercredi 15 juillet 2015, à 10:55
J' ai merveilleusement vogué sur
l' Océan de Votre Talent pour ce
Poème vertigineux dont chaque vers
est une nef splendide !!! Amitiés,

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 15 juillet 2015, à 15:29
Passé avant moi, Pierre, en quelques mot a magnifiquement décrit l'impression que donne ce poème.
Le Ciel en appelle au rêve, à l'imagination et, la tête dans les étoiles, ou l'azur ou les nuages, l'on part, loin, loin..... à en avoir le vertige ! Sur ce vaisseau onirique fait de tes/vos vers, j'ai, comme toi/vous, tangué, "vertigé" !!!! De l'Inde aux Antilles, de l'Espagne aux Amériques.
De bien beaux vers, ma chère Micheline, guidés par les alizés de ton/votre imagination. Bonne semaine. Amitiés sincères. Philip.

Micheline 1940 le jeudi 16 juillet 2015, à 03:34
Bonsoir Pierre !
C'est bien tardivement que j'approche de l'ordinateur, la chaleur me reprochant le moindre mouvement, et terrassée, je reste dans mon coin sans bouger, tant il me peine d'engager la moindre audace ! Mon cerveau se liquéfie, et sérieusement, j'angoisse... Que me restera t-il, alors, à vous conter, si ainsi je me dissous un peu plus chaque jour ?
Je vous remercie, ami Poète, de vous être arrêté sur ma page, et de votre com si élogieux, mais combien agréable ! ( " C'est trop ! me disait-il, c'est trop de la moitié, et quand je refusais de le vouloir reprendre, aux pauvres à mes yeux il allait le répandre ! ")
Vous me gâtez de trop cher ami, et j'en reste confuse pour tout de bon !
Mille amitiés, et surtout fraîche nuit !
A bientôt !
M.

Micheline 1940 le jeudi 16 juillet 2015, à 03:55
Bonsoir Philippe !
Merci pour votre si généreux courriel, et comme je l'écrivais à notre ami Pierre, vous me gâtez prodigieusement, et j'en suis émue à l'extrême, voire même toute confuse ! Aussi, je me pose une seule question : ai-je valablement progressé depuis le tout début ? Il est vrai que je fais des efforts pour bien entendre mon Ange qui est on ne peut plus prolixe en ce moment ! Grand merci, cher Philippe, pour votre amical passage sur mes lignes, et veuillez trouver ici, en retour, mon amical souvenir et mes souhaits d'une fraîche nuit !
M.

domidom le jeudi 16 juillet 2015, à 21:41
Je m'excuse, j'arrive toujours quand le bal est terminé, je n'arrive plus à avoir aucune notion du temps, j'ai d'ailleurs à peine celui d'écrire....
Chère Micheline, en aucun cas il ne s'agit de vous gâter, mais soyons réalistes, vos poésies ne sont que merveilles et bonheur pour vos fidèles lecteurs...
Comme toujours, ce fut un réel plaisir de vous lire....
Amitiés, Domie...

Micheline 1940 le vendredi 17 juillet 2015, à 01:58
Bonsoir amie Domie !
Ah! je me sens revivre de vous lire, car bien des Poétesses et Poètes ont disparu du Site, ce qui me fait chagrin ... Ainsi se sont évanouies les belles plumes de La Rose, Béatrice, Lola comme d'autres écrivaines de talent, tout comme aussi Rivaudais, Richard, Oliver pour ne citer qu'eux, et la liste semble encore et toujours plus s'allonger ! Prions que cette hémorragie cesse vite et que la fin de l'été nous les ramène bien vite ! Merci de votre amical passage sur mes lignes, et le coeur que vous y avez donné a bien ému le mien ! Bonne fin de semaine à vous, et heureux week-end pour vous !
Bien amicalement, M.

Guy le mercredi 22 juillet 2015, à 15:05
Ce vertige nous emporte voguer sous d'autres cieux, réels ou imaginaires qu'importe, c'est superbe.
J'ai souris de votre rime mât /mat, moi qui dit les vers je me suis trouvé pat ! rires !
Bravo. Amitiés

Micheline 1940 le mercredi 22 juillet 2015, à 16:54
Bonjour Guy !
Aujourd'hui c'est dit ! Je ne vous quitte plus !!! Comme vous je dis les vers pour les apprécier vraiment, car des yeux, simplement, ils me semblent amputés !
Rien que cela !!!
Pourtant j'ai eu du mal avec cette rime " mat ", car je sais que dans échecs et mat, mat reste au singulier ... Alors, je me suis dit qu'un Poète du Site pourra me conseiller. Et bien çà sera Vous ! Pourtant, expliquer moi s'il vous plait : " je me suis trouvé pat ! "
Dans cette attente d'explication qui pourrait m'instruire, croyez en mon très amical souvenir.
M.

Guy le mercredi 22 juillet 2015, à 20:01
Non je ne parlais pas du pluriel, mais effectivement aux échecs le mot mat est invariable.
Je parlais de la prononciation.
Sauf accent régional (rires !) "mât" se prononce "mɑ" et aux échecs "mat" se prononce "mat", en lisant le T.
Comme aux échecs le roi qui est pat n'a plus de solutions, je me suis donc trouvé entre deux prononciations qui me mettaient pareillement en échec, soit avec deux T, soit sans aucun. Pardonnez-moi cette boutade. :-)

Micheline 1940 le samedi 25 juillet 2015, à 04:44
Bonsoir Guy !
Merci pour votre explication des différentes prononciations. Pourtant, puis-je employer "mat " au pluriel pour la rime ? On écrit bien en poésie : souris pour sourires, jusques à pour jusqu'à, encor pour encore, et sûrement d'autres mots qui s'adaptent selon la convenance ... et si cela ne se peut, il me faudra retravailler le vers qui pêche !
Me le dire serait chouette !
Merci à vous, bonne nuit et bien amicalement,
M.

Guy le samedi 25 juillet 2015, à 08:51
Bonjour Micheline.
De tout ce que j'ai lu, le terme "mat", parlant du jeu d'échecs, est invariable.
L'adjectif "mat" se rapportant aux sons ou aux couleurs s'accorde, lui, en genre et en nombre bien évidemment.
Ce dernier peut peut-être vous être utile ici, bien que le son soit différents des "mâts".
Amicalement

Micheline 1940 le dimanche 02 août 2015, à 20:08
Bonjour ami Guy !
Je reviens seulement sur le Site, et vous remercie de m'avoir amicalement guidée vers une autre façon de reformuler le vers qui ne marchait pas droit ! J'ai de plus retravaillé tout à l’heure, le quatrième quatrain ainsi que le sixième qui eux étaient absolument féminins à la rime, faute en prosodie, et ce que, bien entendu, je ne savais pas ! Ma grande faiblesse, disons mieux et plus juste, mon inculture dans la versification me fait monter le rouge au front, et je tremble de toutes mes erreurs à rattraper dans tous les textes postés depuis plus d'un an ! Un vertige me prend, le mot est faible ! Dès lors, je me rends compte de cette profonde et phénoménale abysse à combler ... et j'en perds courage... tout mon courage ... Aussi bien, raisonnablement, me faudra t-il persévérer ou renoncer à poursuivre l’écriture en poésie ?
Pardonnez-moi, Ami, de répondre si tard à votre analyse, mais je relève à peine d’une longue fatigue qui semble aujourd’hui, durablement s’éloigner.
Bien amicalement et bien sincèrement, mille mercis à vous !
M.

Guy le lundi 03 août 2015, à 10:41
Bonjour Micheline,
Je suis navré d'apprendre vos ennuis de santé et vous espère rapidement guérie.
Concernant votre poésie, tous ici se sont accordés pour la trouver sublime, car elle est toujours fluide et musicale tout en étant parfaitement composée de mots choisis.
Maintenant, toutes les plus petits règles de la poésie classique sont-elles toujours respectées ? Je ne saurais le dire.
Philip soutiendrait que le son et le ressenti sont plus importants que les règles.
De fait l'écriture dite en "néo-classique" permet de s'affranchir de certaines règles, telles que l'alternance des rimes masculines et féminines, ou les hiatus (ce que je déplore, ayant eu du mal à ne plus trop en faire), ou les diérèses (pourtant si jolies à énoncer).
Vous trouverez ci-dessous un lien vers le traité de Sorgel qui détaille toutes ces choses. Passionnant, mais un peu long à lire (155 pages). Après une première lecture, je m'en sers maintenant comme d'une base de recherche.

Oliver nous avait transmis ce lien-ci :
http://sd3.archive-host.com/membres/up/1086141494/sorgel-poesie-Traite_prosodie.pdf

Depuis j'ai trouvé celui-ci, de Pierre Brandao, qui est plus synthétique (68 pages) et ne parle que de "technique" :
http://spafenlorraine.p.s.f.unblog.fr/files/2008/12/prosodie1.pdf

Bien amicalement.
Guy

Micheline 1940 le lundi 03 août 2015, à 18:10
Combien il m'est sensible de vous retrouver si vite ici, alors qu'à l'instant, je reprenais contact avec le Site pour un court moment, un seul, la chaleur m'étant trop pénible à supporter devant l'écran ... Je vous remercie Ami Guy de vous intéresser bien aimablement à mes faiblesses fortement handicapantes qui, hélas, la tête sous l'eau, sans pitié me maintiennent dans un carcan d'incertitudes diverses et variées.
Comme je l'écrivais il y a déjà quelques mois à notre amie Poétesse Domie, je ne prétends pas me hisser aux cimes sur lesquelles trônent les Gloires de la grande poésie classique ! Loin de moi le plus petit soupçon d'imaginer atteindre ce but inaccessible, mais, finir par approcher sur la pointe de la plume, et seulement sans trop la défigurer, l'écriture dite néo-classique qui me semble si belle, me serait une infinie récompense et me ravirait au-delà de tout ce que je puis imaginer de plus beau !
Et quand bien même, si la chance me donnait ce dernier bonheur, rendez-vous compte du chemin qu'il me resterait à parcourir pour y atteindre ?
Je frémis et tremble à cette seule pensée !
Je vais regarder avec attention le contenu des liens que vous me proposez si gentiment ! J'y mettrai certainement du temps, mais je procèderai, si cela m'est possible, par petites touches, à la demande du questionnement du moment pour ne point trop m'y égarer à en perdre courage, mais au contraire à m'y plonger avec cet amour que j'ai toujours eu du travail bien fait s'il est dans mes capacités de le réaliser.
En ce moment, je travaille sur un texte qui me donne fil à retordre, et Pierre Némo m'encourage, me guidant de ses conseils, avec m'écrit-il, la conviction que je suis en progrès. Vos deux forces s'additionnant, l'une décuplant l'autre, il se pourrait bien qu'à vous deux, ô bonheur, vous réussissiez à me sortir du marécage où je m'enlise ?
Pardonnez-moi d'avoir été si longue, Pierre, mais il me fallait vous dire combien votre amicale intervention qui prend grandement de votre temps, m'a profondément touchée !
Bien à vous et très amicalement,
M.

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