PHILIP (JARDIN DE LUNE) le jeudi 03 mars 2016, à 10:59 "Il est des mots qui font mourir l'espérance,
Comme des maux parés de souffrance.
Il est des paroles aveugles et des regards sourds
Qui pourtant guident nos parcours.
Il est des mots sacrés que l'on ne peut prononcer,
Sans les tuer un jour, à peine délaissés.
Mais pour vivre à l'infini, emprisonner nos rêves,
Il faut enfin mourir, et dire "je me relève". Philip.
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mespoemes.net/bluegirl le jeudi 03 mars 2016, à 12:44
Un poème d'un idéalisme fougeux où je me sens en phase, sauf peut être les remords...ne sont-ils pas faits pour être mis de coté, et les cultiver un dénis de nos choix ?
Bises, Lola.
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domidom le jeudi 03 mars 2016, à 22:29 Toute chose de la vie peut entraîner la mort, car toujours elle somnole derrière notre porte...
Les remords, ça ne sert à rien, car jamais il n'y a de retour en arrière...
Bises,Domie... |
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Loïc le vendredi 04 mars 2016, à 01:36
PHILIP : J'ai envie de te répondre en vers, mais si je mets le doigt dans la machine, elle va me bouffer !
Pas de vers en ce moment.
Encore une fois, comme sur "La Plus Etrange Des Choses"... Beaux vers de ta part. Et tu sais l'importance (et l'intérêt que j'accorde à la spontanéité).
Merci pour ça.
Pour ce qui est du fond de mon poème, vois ce que je réponds à Lola juste en-dessous. |
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Loïc le vendredi 04 mars 2016, à 01:51
LOLA : Donc, comme je disais en PS sous le poème, tout ça c'est très vieux. Je ne sais même plus à quoi se référaient les "remords" évoqués.
Ce qui est sûr, c'est que j'étais en train (pour MOI, parce que le poème -- si on peut appeler ça un poème -- n'a jamais été lu par personne d'autre avant... hier !) était une vague ébauche maladroite de ce qui allait devenir plus tard mon socle. Je me parlais à moi-même... mal.
Mais pas si mal que ça. Quand même pourtant, deux choses sur lesquelles j'ai changé d'avis radicalement : les fameux "remords" qui t'embêtent, je les réfute de puis bien longtemps.
J'estime que quand on fait quelque chose, même une énorme bêtise, d'une part on n'aurait pas pu faire mieux (sinon on ne l'aurait pas fait) et d'autre part, quand c'est fait, c'est trop tard pour regretter, ça ne sert à rien. Pas trop tard pour APPRENDRE et ne pas refaire, cependant ! Ou... pour réparer. Mais les regrets, c'est vraiment un concept crétin, objectivement.
L'autre point sur lequel j'ai changé, c'est la fin. J'indique apparemment (je pense) qu'il faut foncer même quand on a compris qu'il y avait danger, parce que ça, c'est la vie. Sacré mini-Loïc.... il était rigolo. Bisous à lui.
Non, bien entendu que c'est faux. Ce qui a motivé ma dernière strophe, c'est ça : pendant longtemps, j'avais peur de pas mal de choses (ce qui est toujours vrai, bien que différent) et à peu près à l'époque du poème, j'ai découvert que si avoir peur d'un danger était bon, plonger dans le danger était bon AUSSI.
Mais on vieillit, et on apprend. Plonger dans un piège fait vibrer certes, mais ça ne veut pas dire qu'il vaut mieux le faire que pas.
Donc maintenant, je contredis directement l'opinion de mes 24 ans. La vie est passée par là entre-temps.
Mais c'est mignon de voir, avec ce poème, que je n'avais pas lu depuis des années, comment tout a commencé. La formation d'un être humain... quelques règles importantes ?? (en oubliant les deux que je réfute aujourd'hui...)
Bises Lola !
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Loïc le vendredi 04 mars 2016, à 01:56
DOMIE : Non, comme je viens de le dire à Lola, les remords, ça ne sert à rien. Tu as parfaitement raison ; mais j'espère que tu le crois aussi bien que tu le dis.
Pour moi : on verra dans pas mal de mes poèmes des traces plus ou moins puissantes de NOSTALGIE. Mais ce n'est pas du tout la même chose que les REGRETS. Si on considère "regrets" en terme d' "erreurs qu'on voudrait réparer" si on avait une baguette. Non non non, c'est trop tard, c'est passé, et les regrets utilisent la puissance de ton ordi cérébral pour rien.
Mais on peut apprendre de ces (ses) erreurs.
Bises Domie !
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mespoemes.net/bluegirl le vendredi 04 mars 2016, à 21:58
Les regrets ne sont pas un concept crétin, c'est juste qu'ils sont souvent utilisés à outrance, pour tout et n'importe quoi.
C'est comme pour TOUT : TOUT dépend comment on les utilise: pour se plaindre, se faire du mal, et que ça n'aie pas d'utilité au final, ou que ça ne fasse juste pas réfléchir à nos vilains mécanismes !
Enfin tu n'es pas de ceux qui s'enlisent dans des regrets, et c'est mieux, parce que ça te correspond !
Eeeet SI, il est possible de faire autrement quand on fait une énorme bêtise, c'est quand même pas toi qui va me dire (je sais), que "c'était écrit".
Deux cas : le crime, la tromperie : pour en arriver là, il faut avoir une certaine tendance à répondre à ses propres pulsions, ça ne viens pas d'un coup.
Mini Loïc, Loïc "ado", bein oui si on ne pense pas qu'il faut dépasser ses peurs quand on est jeune, on le fait quand ?
Or je l'avais bien compris dans ce sens.
Sinon le lien, oui les vidéos musicales de Wilson sont parlantes, et heureusement, hein, parce que les paroles...
Well, see you soon !
Lola.
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Loïc le samedi 05 mars 2016, à 04:42 Je suis trop bon. Voici ma trad des paroles du monologue de "Perfect Life". Je mets en anglais, et je traduis après.
When I was 13 I had a sister for 6 months.
She arrived one February morning, pale and shellshocked,
from past lives I could not imagine.
She was 3 years older than me,
but in no time we became friends.
We’d listen to her mix tapes;
Dead Can Dance, Filt, This Mortal Coil…
She introduced me to her favourite books,
gave me clothes, and my first cigarette.
Sometimes we would head down to Blackbirds moor
to watch the barges on Grand Union in the twilight.
She said “The water has no memory.”
For a few months everything about our lives was perfect.
It was only us, we were inseparable.
But gradually, she passed into another distant part of my memory,
until I could no longer remember her face, her voice, even her name.
We have got
We have got the perfect life...
Donc !
" Quand j'avais 13 ans, j'ai eu une soeur pendant 6 mois. Elle est arrivée un matin de Février, pâle et en état de choc dû à des vies antérieures que je ne pouvais pas même imaginer. Elle avait 3 ans de plus que moi, mais en un rien de temps nous sommes devenues amies.
On s'est mises à écouter ses cassettes : Dead Can Dance, Filt, This Mortal Coil (*oh et là c'est moi Loïc : je recommande tout ça !!*). Elle m'a montré ses livres préférés, elle m'a donné des vêtements, et ma première cigarette. Parfois nous descendions sur la lande de Blackbirds, pour regarder les barges sur Grand Union (note : comme Blackbirds, ce sont des lieux en Angleterre : Porcupine Tree est un groupe anglais).
Elle disait "L'eau n'a pas de mémoire" (un jeu de mot sur le fait qu'on parle beaucoup, en science, de la "mémoire de l'eau". Voir Google.)
Pendant quelques mois, tout dans notre vie était parfait. Il n'y avait que nous, nous étions inséparables.
Puis, progressivement, elle est passée dans une autre distante partie de mon esprit,
Jusqu'à ce que je ne me souvienne plus ni de sa voix, de son visage, ni même de son nom."
"We have got the perfect life", pas besoin de traduire.
Quant à ta réponse sur les regrets, on est d'accord sur le principe, mais pas sur la définition. Je ne parlais moins d' *utilité tangible face aux autres* que je ne parlais d' *utilité dans la tête de la personne elle-même*.
Et je maintiendrai toujours jusqu'à mon dernier souffle : quand on fait quelque chose, c'est toujours le MIEUX qu'on pouvait faire sur le moment. SINON, on aurait fait encore MIEUX. Ça ne signifie pas que c'était génial : ça signifie que c'est inutile de revenir en arrière et de rejouer le passé. Sauf pour en s'en inspirer pour le FUTUR.
Les peurs ? C'est dans la nature de l'être humain d'avoir peur de quelque chose. Il y en a qu'on arrive à passer, d'autres pas, et encore d'autres qui remplacent les premières.
Je vais faire dans le cliché (qui ne devrait pas en être un, tellement c'est génial) : Nietzsche dans "Le Crépuscule des Idoles" : "Appris à l'école de la vie : tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort".
Tout le monde, lisez Nietzsche toute la journée. Et quand le soir arrive, vous vous direz "tiens, c'est déjà le soir ??"
Allez bises Lola, et merci pour ton-re-passage. |
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mespoemes.net/bluegirl le dimanche 06 mars 2016, à 15:32
So good man : )
Un truc me trouble sur le lien entre la traduction du texte et la video, (visionnée simultanément, mais oui monsieur !).
C'est là :
"Puis, progressivement, elle est passée dans une autre distante partie de mon esprit,"
...parce que dans la video, ça semble lui faire sacrément mal au point d'en venir à faire abstraction du souvenir de cette sœur pour continuer à vivre.
Ca fait écho à une Valérie que j'ai connue et oublié durant de nombreuses années car son entourage a TOUT fait pour nous séparer, quitte à la nuire.
Encore un truc troublant : je viens de taper ses noms et prénom sur google : le premier truc sur le lequel je suis tombée, c'est je te le donne en mille : "la mémoire de l'eau".
....mais non, c'est pas "ma" Valérie, celle dont je parlais à l'instant.
Quand à prétendre que lorsqu'on fait quelque chose, c'est toujours le MIEUX qu'on pouvait faire sur le moment, c'est valable si on est un minimum honnête avec soi.
C'est bien pour cela que ne voulant pas reproduire ce qu'ont fait mes parents, le jour où je m'en suis rapproché dans un contexte "basique", je me suis fait grave violence pour stopper le truc : trop fastoch de laisser libre court à certains schémas, et oui, je prétends que des choses intenses comme l'amour (de quelque sorte qu'il soit), peut nous changer pour de vrai, en profondeur.
Allé bye and bises !
Lola.
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mespoemes.net/bluegirl le dimanche 06 mars 2016, à 15:42
Pour toi, et/ou pour d'autres :
http://www.pravaha.be/on-a-retrouve-la-memoire-de-leau/
Ce qui va me mener car je suis sur le sujet, à changer le logo de mon site, actuellement déjà aquatique : )
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elise289 le samedi 13 août 2016, à 09:47 Bonjour Loïc,
Reprise de contact poétique par ce titre "ouverture".
J'ai souvenir de l'avoir lu .
Percutant,direct et vrai .
Cela parle pour ceux qui sont "entier"et qui font face à eux mêmes.
L'authenticité et le parle vrai.
J'ai lu l'histoire qui t'a fait écrire ce poème.
La revoir c'était sauter sur une mine que tu savais trouver sur ton chemin?...et vivre..
Sauter sur une mine en sachant que cela va nous blesser ,voir nous détruire seulement pour se sentir vivant...là ..non.....car après le sentiment d'être vivant c'est parfois le chaos.
Amicalement
Elise
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